vendredi 30 avril 2010

Séance d'éducation sportive

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. En voyant sur mon programme télé la diffusion d'un match de rugby sur France 4 ce vendredi soir, j'ai décidé qu'il serait temps pour moi de ne pas mourir idiote, et d'en regarder un. Au pire, les cris des supporters/joueurs/commentateurs feraient un merveilleux fond sonore pour accompagner mes corrections de mémoires.

Sur le terrain, des rouges et des verts. C'est Noël en avril. Les rouges sont toulonnais, les verts sont irlandais (étonnant!), de la ville de Connacht. Les rouges et les verts ont donc pour mission de faire passer le ballon de l'autre côté de la ligne adverse. Comme dans n'importe quel sport quoi. Pour ça, les rouges et les verts courent, se rentrent dedans, de soulèvent par le short, et tentent de percer les lignes ennemies pour aller de l'avant dans le terrain adverse. Bon, y pas besoin d'avoir fait MatSup pour comprendre comment ça marche.

En revanche! Ce qui était intéressant dans ce match, c'est tout ce qui se passe en dehors du terrain, en particulier dans la cabine des commentateurs...
Tout d'abord, on apprend grâce à eux qu'un match de rubgy dépend essentiellement de la météo, plus que des joueurs. En particulier du vent. "Le vent blablabla parce qu'ils ont le vent de face blabla mais le vent est blablabla" ou quand Laurent Delahouse commente un match de rugby.
Puis nous faisons de la géographie "Connacht est à l'Ouest de l'Europe", "ici dans le Connemara". A défaut d'apprendre à jouer au rugby, j'ai révisé ma carte de l'Irlande.
Et enfin, on se rend compte qu'un match de rugby est dangereux... en touche. En témoigne le caméraman fauché par trois armoires à glace lancées à pleine puissance contre la barrière, et le caméraman se trouvant sur leur trajectoire.

Voila. J'ai changé de chaine au bout de la 45e minute, le débit de parole des commentateurs était bien trop élevé, même pour moi. Mais au moins, j'aurais fait preuve de curiosité et de bonne volonté!

jeudi 29 avril 2010

Sexe, mort et ... sacrifice

J'y aurais mis le temps, mais j'ai fini par aller voir l'exposition Sexe, Mort et Sacrifice, consacrée à la céramique mochica au musée du quai Branly.

Oui ben j'aurais pu prendre encore plus de temps.

Revenons sur le sujet de l'exposition : "SEXE Mort et sacrifice". Les trois mots apparaissaient à peu de choses près comme ça sur l'affiche, les trois thèmes sont représentés comme ça dans l'exposition. Au moins, on ne pourra pas les accuser de publicité mensongère.
Du sexe donc. Pas de l'érotisme nous en conviendront, non, de la bonne vieille copulation, comme le rappellent l'intégralité des textes de l'exposition. De la mort, parfois, quand une pauvre jeune fille dégoutée masturbe un squelette. Du sacrifice... heu... rarement.

Voila, nous avons fini l'exposition. Et là, le terme d'exposition prend tout son sens : des dizaines et des dizaines de céramiques exposées les unes à la suite des autres, dans une logique vaguement thématique. Pas de cartels pour les objets, pas d'explication quant à la technique de fabrication, en gros, rien. Juste de l'iconographie, à l'interprétation parfois tirée par les cheveux.
Mais après tout, cette exposition n'est que ça, l'interprétation iconographique de la céramique mochica d'un chercheur.
Et ça méritait une exposition...?

Lo, sacrifiée


non, l'illustration n'a rien à voir avec le sujet

mercredi 28 avril 2010

True Blood : inter-saison

La saison 2 a créé l'événement, et la saison 3 est attendue de pied ferme. Et afin de faire patienter une horde de fans pendant encore de très longues semaines, HBO a sorti l'artillerie lourde en matière de promo... Après posters, couvertures, voici le premier épisode de la mini série True Blood :



Erik en juré de Vampire Idol, il fallait le voir pour le croire... Et ne laisse que présager du bon pour la suite.

Lo, wanna do real bad thing with you

Filles et futilités : la chaussure

On monte d'un cran, et on passe à ce que toute fille normalement constituée affronte un nombre incalculable de fois dans sa vie : la chaussure.
Entrée dans la lumière depuis Ally McBeal pour son caractère dangereux, la chaussure est un élément indispensable, mais néanmoins sadique, de la vie quotidienne. Et comme ce thème peut se décliner en une quantité infinie de thème (chaussure de ville, chaussure de plage, bottes, chaussure pour marcher, ampoules aux pieds...), nous choisirons ici un point bien précis : l'achat de nouvelles chaussures.

Parce que j'ai déchiré mes bottes et roulé sur le talon avec la poussette ( on ne mentionnera jamais assez les dangers que peut produire cet engin), j'avais besoin de nouvelles chaussures. Aussi parce que du coup, les bottes mentionnées ci-dessus ont fini à la poubelle, entre les coquilles d'oeufs et les épluchures de patates.
Et parce qu'il fait plus de 25° sur la pelouse des Tuileries, j'ai décidé de remplacer les bottes par des sandales.
Et là, c'est le drame.

A en croire les magasins de chaussures, qu'ils soient très haut de gamme, ou made in China, l'été n'est pas prêt d'arriver, puisqu'on vend encore des bottes, des bottes et des bottes. Eux n'ont pas compris que Cannes, c'est dans deux semaines. Bon, bien entendu, on trouve des trucs ouverts, qui s'apparentent plus ou moins à une sandale. Mais là, nous n'avons le choix qu'entre deux types de modèles :
* le type scout-en-passe-de-rentrer-dans-la-légion, composé d'une gamme de chaussures plates, toutes plates, marrons, avec un nombre très important de lanières.
* le type pétasse-qui-ne-sait-pas-si-elle-doit-descendre-à-Pigalle-ou-Barbes, qui regroupe des chaussures toutes plus criardes les unes que les autres, et dont les talons ne descendent pas en dessous de 9 centimètres.

Autant dire que la trouvaille a pris trois bonnes heures, dans des souliers un peu trop serrés. Mais elle est là, dans une halle aux chaussures, la paire toute simple, noire, avec un talon stable, dans la bonne pointure. Surtout dans la bonne pointure. Car après être tombée en extase sur LA paire, il faut trouver la bonne, celle qu'on ne perd pas dès qu'on lève le pied. Et c'est là tout mon problème : je chausse du 36. Et soit la moitié de la population féminine de la capitale chausse du 36, soit je suis la seule, et ainsi les boutiques ne voient pas l'intérêt d'en avoir en stock. Résultat, je me suis retrouvée à jeter un oeil au rayon enfant... Où s'alignaient des centaines de boîtes roses fluo à l'effigie d'Hannah Montana. Dur.
Mais heureusement, ma paire y était. En 36. Et je me demande si la présence d'une bonne soeur dans le rayon en même temps que moi y est pour quelque chose...!

Lo, a quand même des ampoules aux pieds

mardi 27 avril 2010

Lille Art Fair : Foire Européenne d'Art Contemporain


Ce week end, j'ai aussi mis les pieds à Lille Art Fair, la Foire Européenne d'Art Contemporain (oui, il lui fallait bien un autre nom : autant FIAC, c'est classe, autant FEAC... moins), qui avait lieu au Zénith. C'était pratique, il n'y avait qu'une passerelle à franchir pour arriver à la salle de concert.

Certes, c'était bien moins imposant que les foires parisiennes, et le soleil accompagné de 26° n'aidait en rien la venue des visiteurs. Mais il y avait pas mal de trucs bien chouettes! La Galerie Buyse et ses Villéglé, de très jolis portraits de Jeff Aerosol, ou encore un certain nombre d'oeuvre de Erro (qui montre bien l'impact de l'exposition de l'artiste à Pompidou sur ses ventes!)

Mais ce qui a été le plus drôle, c'est de jouer les acheteurs pas si potentiels que ça, et de demander des prix à droit à gauche. Il y a les assistants de galerie qui n'ont que deux mains, et qui, étant à quatre pattes sur la moquette à emballer une toile, ne peuvent que vous répondre par dessus une épaule, mais pas forcément sur l'oeuvre que vous aviez choisi. Et il y a les galeristes qui vous tiennent la main, la grappe, le chou, tout, jusqu'à ce que vous lui disiez que non, franchement, 3 000€, c'est trop cher. Surtout que dans la galerie il est à moitié prix.

Enfin au moins, samedi, à 1h30 de "Et moi, et moi, et moi", il n'y avait personne, j'ai donc pu en profiter!

Lo, grosse menteuse

samedi 24 avril 2010

Dutronc, et moi, et moi, et moi

La seconde moitié du cadeau d'anniversaire qui avait débuté samedi dernier devant Iggy Pop, s'est poursuivie ce samedi 24 avril, avec le concert de Jacques Dutronc au même Zenith de Lille.
Autant être claire tout de suite, il m'épouse quand il veut.

Alors oui, Iggy Pop reste Iggy Pop. Non, il n'y avait pas la moindre ambiance dans la salle, essentiellement composée de personnes de plus de cinquante ans, jusqu'à ce que Dutronc demande à la salle de se lever de leurs sièges.
Mais le concert a duré près de deux heures, les musiciens étaient plus qu'excellent, et Dutronc...
Légèrement essoufflé, veste noire, pantalon noir, lunettes noires, mais pas de cigares. Et que de l'eau. La faute à d'autres.
On regrettera juste l'absence un peu trop remarquée d'Etienne Daho pour Tous les goûts sont dans ma nature, où le chanteur fut remplacé par une choriste. Le résultat est que non, on en restera à Daho. Ou a n'importe quelle voix masculine.

Mais quand même... c'était Dutronc sur scène quoi.

Lo, et lui, et lui, et lui

vendredi 23 avril 2010

Télé le matin, télé chagrin

L'ennui quand on est sujette aux insomnies, c'est qu'on se retrouve à envoyer des mails dès 7h du matin. Et que forcément, on se fait enguirlander et renvoyer au lit. Avec, je cite "un café (un gros, un mug) devant TéléMatin ou TéléShopping".

La guerrière que je suis a immédiatement lancée dans cette expérience.

Et bien je peux vous le dire, le TéléShopping, c'est un peu le Vietnam de la télévision. Après avoir choisi le bon programme, la version américaine s'il vous plait, il faut s'adapter. S'adapter aux voix, parce que qui dit version américaine dit doublage des voix! Là, je voudrais adresser un message à tous les directeurs de doublage : ça ne sert à rien de faire parler une afro-américaine avec un accent antillais, on a bien compris qu'elle n'était pas tout à fait blanche de peau!

La voix de la pétasse admise, il faut tenter de comprendre à quoi sert l'engin qu'on a sous les yeux : un Circle Pro. Un appareil de torture capable de synthétiser les effets de cardio-trainning, d'abdos, et de stepper. Pas mal. Sauf que visiblement, ce truc ne fait de l'effet que si vous avez déjà des muscles bien dessinés, et que pour vous, un top taille 34 est trop grand. Donc en gros, pour vous, ça sert à rien. Tant mieux, ça coutait bien plus cher qu'une glace nappage caramel.

Après ? Pas la moindre idée. J'ai établi ces vérités universelles sur 4 minutes de visionnage, et sentant mes neurones se suicider un à un, j'ai éteint la télé.

Lo, a bien commencé sa journée

mercredi 21 avril 2010

J'ai jamais su dire non, nerditudisation des choses

Il y a quelques mois, je me mettais aux webséries. Il y a quelques semaines, je me mettais aux webséries françaises. Et il y a quelques jours, je me suis lancée à la découverte du site French Nerd. Oui, je sais...

Mais là, le titre était tout à fait fait pour moi : "J'ai jamais su dire non"

Lo, nerd


mardi 20 avril 2010

La publicité au secours des grandes causes, expo aux Arts Déco


Rien de mieux que de se faire une petite exposition après deux journées magnifiquement ensoleillées passées enfermée à la bibliothèque!
Dans cette optique, je déconseille fortement "La publicité au secours des grandes causes".

J'explique. L'exposition est vraiment très bien. Mais on ne le fera que si on dispose d'un ami et/ou d'une barbapapa et/ou d'un litre de glace vanille-cookie et/ou d'un ours en peluche et/ou d'une sacrée dose d'optimisme.
Parce que l'exposition commence comme ça : trente bonnes minutes de spots publicitaires d'handicape international contre les mines antipersonelles. Oui oui, celui de Kassovitz aussi. Viennent ensuite de petites salles thématiques, présentant chacune des affiches de différentes campagnes de différents organismes (Action contre la Faim, ActUp, Touche pas à mon Pote, la Sécurité Routière, Aids...), ainsi que tout un lot de spots télé. De très bons spots télé.

On ressort de cette exposition passablement déprimé, avec une furieuse envie de regarder les Bisounours, mais en se disant que décidément, on n'en fait pas assez, qu'on voudrait vraiment faire bouger les choses, et que demain on commencera a avoir une attitude un peu plus citoyenne. Oui, au moins on y pense...

Lo, militante

dimanche 18 avril 2010

Iggy just wanna be my dog

Il y a concert, et concert. Il y a concert, et il a mythe. Et Iggy Pop fait partie de la seconde catégorie. Et après l'avoir vu danser, sauter et hurler sur la scène du Zénith de Lille hier soir, je peux l'affirmer sans l'ombre d'un doute!

Lo, passenger

vendredi 16 avril 2010

Lézard chez les Playmobils

Voila un mois que j'ai découvert les soirées Lézard aux Arts Décos, réservées aux 18-25 ans. Et ce jeudi avait lieu celle consacrée à la galerie des jouets et à l'exposition Playmobils.
Alors oui, cette exposition, je l'ai déjà vue une bonne demi-douzaine de fois. Mais aller la voir entre amis, après une journée merdique et une bière, ben c'est autre chose. En fait, c'est franchement mieux. Surtout quand on y est attendu par l'équipe de Lézard.

Donc ça commence par la visite de l'exposition. Encore. Où je me suis extasiée devant tous les Playmobils que j'ai pu avoir étant gamine. Encore. Où j'ai versé une petite larme devant le dresseur de tigres, tombé dans la cage, prêt à se faire dévorer. Encore. Et où je me suis dit que vraiment, cette expo était trop courte. Encore.
Par contre, pas de médiateur dans l'exposition. Juste quelques familles qui s'attardent avec poussettes et ours en peluche devant Fort Alamo.
En revanche! Ce qui nous attend est bien plus fort que ce à quoi on s'attendait! C'est là bas, tout au fond de la galerie, dans l'espace multimédia : la salle de jeu. Là, quatre maisons playmobils... et en avant les histoires!
Le but de la manœuvre est simple, prendre l'une des quatre architectures (château-fort, maison XIXe, maison XXIe ou château de princesse), prendre les boîtes de Playmobils qui vont avec, installer les personnages, et raconter son histoire. Manque de bol pour les deux garçons avec moi, la seule maison de disponible était le château de princesse. Et joie pour moi qui, trop vieille, n'ait jamais connu ces boîtes violettes et roses.
Donc nous voici assis sur de magnifiques coussins, à scalper des princesses, à mettre des cygnes dans la gueule de panthère, à attacher des esclaves au pied du trône de la Reine, à faire en sorte que les boniches se tapent dessus à coup de poêle... Oui alors en fait, je reprécise certaines petites choses : nous avons 24 ans, nous avons passé une semaine horrible, nous (enfin je) avons bu, donc les "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"... Non.
Alors après réflexion, je me suis dit que nous y avions été un peu fort. Puis je me suis souvenue du groupe précédent qui avait purement et simplement pendu l'une des servantes à la plus haute tour du château avec l'une des laisses des panthères. Si ça c'est pas pire ?

Par contre, je ne sais pas si l'équipe de médiation s'attendait à ça...

Lo, 6 ans

mercredi 14 avril 2010

Filles et Futilités : le vernis à ongle

Quand on est une fille est qu'on veut un tant soit peu plaire à autrui (j'élimine d'emblée le coup du "se plaire à soi même", soyons honnête, ça n'a jamais réglé le moindre problème de célibat) il faut faire des trucs de filles. Des trucs qui au premier abord sont d'une futilité déconcertante. Se mettre du vernis à ongle par exemple.

Dimanche soir, j'ai passé une bonne heure à me recouvrir les ongles d'une laque fushia à paillettes, tout en avalant une demi tablette de chocolat-caramel devant Cruel Intentions. Une heure de perdue donc.
Parce que soyons franches, elle est où l'utilité pratique d'avoir les ongles d'une autre couleur que rose ? Nulle part. Ca sert juste à se faire remarquer... Et encore, à condition que le vernis soit voyant. D'où le fushia/paillettes. Cqfd.
Mais ce que l'on oublie, c'est que le vernis à ongles, c'est de la merde! On passe sur l'odeur du produit et du dissolvant, ça ne sert à rien de se donner envie de vomir. L'application plutôt. Tout un programme. Mettre du vernis demande une oisiveté totale. Car pas question de faire autre chose en même temps, sinon c'est le dérapage assuré. Et non, les stylos-correcteurs, ça ne fonctionne pas. Pareil pour le temps de séchage : on ne bouge pas. Bien entendu, il s'agit là d'opérations à répéter plusieurs fois, d'où l'heure perdue...
Puis vient la vie du vernis, que dis-je, la survie. Car à moins de mettre une douzaine de couche de vernis ultra résistant et de le protéger par une paire de gants, la chose ne tient pas. C'est là toute la problématique du vernis. Se laver les mains enlève l'extrémité du vernis. Couper un morceau de scotch enlève une bonne partie de la couche picturale. Et je parle même pas de faire la vaisselle ou de plier une feuille...

Donc à la suite de ces considérations viennent deux conclusions. Ou vous remettez une couche de vernis tous les soirs. Ou vous avez une vie de reine, et disposez d'une flopée d'esclaves. Bien entendu, l'option 'ne pas mettre de vernis' n'est pas envisageable, à quoi servirait d'être une fille si on ne fait pas de choses futiles ?

Lo, fille

mardi 13 avril 2010

Nocturne du musée de l'Armée, épisode 2

Il est des jours où votre horoscope vous dit que tout ira pour le mieux, que votre charme opérera sur tout, et que tous vos projets réussiront. Ben généralement, ces journées là, il faut les passer sous sa couette.

Parce qu'après être passée pour un tabouret GIFI déchiré (je renvois ici au Con Comme une Chaise d'Arthur), je suis allée au Centre Culturel Canadien pour le vernissage de l'installation de Robert Houle. Sauf que de cette exposition, nous n'avons entraperçu que la première salle, un journaliste bien imbibé et une hystérique canadienne... Pour cause d'alerte incendie provoquée par le journaliste mentionné ci-dessus. Nous avons donc du évacuer le bâtiment sans avoir pu parvenir au buffet. Drame. Drame tout d'abord parce que le ballon de rouge aurait été salutaire. Drame ensuite parce que je l'aurais bien vu moi cette exposition. Drame enfin parce que tous mes plans de soirée tombaient à l'eau.

Alors histoire de ne pas rester bêtement sur l'esplanade des Invalides, nous nous sommes dirigés... Vers le musée de l'Armée. Alors oui, lecteur chéri, tu y auras droit à chaque fois que j'y mettrais un orteil. Parce que mine de rien, ça fait matière à écrire tout un tas de blabla inutile. Et que le blabla inutile, j'aime ça.
Ce mardi, c'était le tout nouveau département moderne (qui a un autre nom désormais, mais dont je ne suis pas foutue de me rappeler, ça vous poussera à y aller!) de faire sa nocturne, présentée par l'APPHM.
Au programme du département moderne qui a un autre nom, des essayages d'épée, de chapeaux à plumes, des commentaires de la guerre de succession austro-hongro-polono-prusso-quelque chose, et de l'indépendance de la Grèce. Il y a aussi une très bonne muséographie : des panneaux bilingues qui se retournent, de nombreuses fiches de salle, et des reconstitutions de batailles, pardon, de victoires françaises en version numériques (très réussies et très pédagogiques!).
Point noir, parce que oui, il en faut bien un sinon ça n'est pas drôle, la lumière. On l'avait déjà dit l'année dernière, le musée de l'armée a eu un vent d'inspiration branlyèsque pour ce qui est de l'usage du noir, du noir, et du noir. Heureusement, arrivé dans la seconde partie du département, c'est plus clair, plus aéré, plus visible. Bref, bilan très positif.

Et tout ça en traînant un boulet qui en est ressorti convaincu. Et rien que pour ça, chapeau.

Lo, pas de pot

vendredi 9 avril 2010

Icône, ma belle icône!


9h15, arrivée au Louvre.

9h17, entrée dans l'exposition Sainte Russie...

Vous non plus vous n'y croyez pas, n'est-ce pas ? Il faut dire que rentrer dans l'exposition Sainte Russie en moins de deux heures, c'est un peu synonyme de miracle. Le miracle de la Sainte Russie. Hum... Passons.
Sainte Russie, exposition du Louvre co-commissionnée par notre Jannic Durand national, présente l'art russe du premier millénaire de notre ère au règne de Pierre Le Grand. L'exposition, organisée de façon simple et chronologique, présente plusieurs centaines d'objets... religieux. Car dans Sainte Russie, il y a "sainte" et "Russie". Soit deux mots plus ou moins relatif à la notion de religion (ou à la mafia, mais cela serait un cliché un peu trop facile). Icônes, mobiliers liturgiques, icônes, psautiers, icônes, tableaux d'autels, icônes. Peints, dorés, dorés, peints. Et plus on avance dans l'exposition, plus la peinture est remplacée par du doré.
Alors oui, il faut aimer l'art russe et/ou religieux. Mais les oeuvres présentées sont vraiment jolie, les textes de présentation assez simples, et je ne me souviens pas avoir relevé de soucis d'éclairage!

Passons maintenant aux petits détails qui ont fait de cette banale visite, une visite digne de figurer dans une copie d'examen.
Tout d'abord, Sainte Russie comme exemple de muséographie non-finie. Car arrivés dans la dernière salle, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec deux régisseuses, en équilibre sur une escabeau, appuyées sur une vitrine, à corriger une faute sur un cartel. Oui, comme pour un mémoire, les textes doivent être relus plusieurs fois par plusieurs personnes différentes...
Ensuite, Sainte Russie comme exposition anonyme. A la sortie de la dernière salle, nous nous attendions à tomber sur le générique de fin, la distribution des rôles, voire la liste infinie de sponsors... Rien. Si quelqu'un a trouvé ce panneau, je suis à sa recherche!
Et enfin, Sainte Russie comme exposition poussant au vol. N'ayant pas trouvé la liste des conservateurs, nous nous sommes tout naturellement dirigés vers le catalogue d'exposition. On passe sur l'état catastrophique de l'ouvrage, et on tourne les pages. Pour tomber sur la page 370. Alors bêtement, on se pose la question "Mais ils ont fait un catalogue en deux parties ?!". Et on regarde le reste du livre. Et bien oui, on a purement et simplement arraché la moitié du catalogue. Sur les deux volumes en consultation. A quand les vols de cartels ?!

Lo, sainte

mardi 6 avril 2010

Nocturne du musée de l'Armée, saison 2

Ce soir, je - et toute l'équipe de l'APPHM - ai fait mon grande retour sur les pavés des Invalides pour la reprise des Nocturnes du Musée de l'Armée. Pour cette première soirée de l'année, c'était le département des armes et armures anciennes qui était ouvert jusque 21h (ou comment distiller les infos au fil de l'article).
Et comme de bien entendu, ces trois heures passées à arpenter le pavé m'ont permis de dégager un certain nombre de caractéristiques propre au touriste visiteur du musée...

Le visiteur qui ne veut pas te parler sait te le faire comprendre : il a un papier dans la bouche, et les mains dans les poches. Pas d'bras, pas d'chocolat.

Le visiteur qui ne veut pas te voir sait te le faire comprendre : il court sur les pavés, et ce même en talons aiguilles.

Les visiteurs en couple qui ne veulent pas te voir savent aussi te le faire comprendre : ils passent chacun d'un côté de toi, histoire que tu ne saches auquel des deux t'adresser.

Le visiteur des Invalides est amoureux des arbres : il se fait prendre en photo en train d'enlacer les buis taillés de l'allée principale.

Lo, SuperMédiatrice

lundi 5 avril 2010

Hidalgo, ou la délocalisation du western

Le soleil brille, mon estomac digère lentement une overdose de chocolat, ma thèse avance, et je suis d'une bonne humeur à faire passer Betty Suarez pour une rabat joie. Donc j'ai décidé de me poser devant un film gentil. J'entends par là qui ne soit pas prise de tête (donc pas français), pas dégoulinant de mièvrerie, ni larmoyant. Non, un truc passe partout. Hidalgo, film américain de Johnston, sorti en 2004.
Hidalgo a fini chez moi après une discussion avec une amie à propos de ma passion immodérée pour l'Ouest américain, et la sienne de tout ce qui a quatre pattes et s'apparente à un cheval. Hidalgo, selon elle, réunissait les deux. Et Hidalgo est le point de départ d'une longue série de visionnage de "trucs" avec des peaux-rouges! Car bien que l'abandon du sujet de thèse ne soit qu'une blague faite à moi même, je ne perds pas de vue le développement de l'image de l'indien dans la culture populaire... Faut bien avoir un domaine de recherche un peu intéressant dans la vie!

Donc Hidalgo est un film... gentil. Avec de gentils acteurs, j'ai nommé Viggo Mortensen et Omar Sharif (un casting comme ça, ça ne s'invente pas), un joli cheval, de jolis paysages, et une fin totalement prévisible, 2h10 avant la fin.
Du point de vue amérindien de la chose, Hidalgo offre une magnifique image des Amérindiens = peuple du cheval, expression dite une bonne centaine de fois dans le film, aussi bien pour se rapporter aux Sioux qu'aux Bédouins.
Parce que oui, si le film commence à Wounded Knee et au Wild West Show de Buffalo Bill, il se termine au fin fond de l'Arabie Saoudite (d'où Omar Sharif, cqfd).
C'est beau vous dis-je, les Amérindiens sont de gentils sauvages vivant à l'air libre, ou ce sont les chevaux, enfin bref, c'est pareil!
Alors par contre... Un problème. Viggo Mortensen n'est pas un mauvais acteur, loin de là. Mais qu'on tente de lui faire jouer le fils d'une femme sioux... Avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus, y a des limites à ne pas dépasser! On compensera ce détail iconographique par les scènes de découpage de bras, de fusillade dans les sérails, de galop à cru dans le désert... Je vous ai dit que c'était beau et gentil comme film ?

Lo, va aller faire un vrai travail de recherche maintenant

dimanche 4 avril 2010

Turner 2.0


On l'aura tous compris, certains mieux que d'autres, Internet est indispensable à la vie d'un musée. Présentation du lieu, des collections, ressources en ligne, contacts, tout ce dont le visiteur et le chercheur a besoin. Oui, mais le jeune, catégorie bien à part, il a besoin de communiquer, de bouger, de parler. Et c'est là qu'arrivent les réseaux sociaux, Facebook en tête.
Alors voilà qu'après les Arts Déco et le Musée de la Marine, la Réunion des Musées Nationaux organise sa propre soirée Facebook "Fan de" (comme quand on avait 12 ans et qu'on regardait M6 le samedi midi, sauf que là c'est un peu plus culturel). Et ce soir, c'était "Fan de Turner".
Ainsi, les 250 premières (et surement seules, vu le nombre d'heures qu'il a fallu attendre pour y arriver) personnes à afficher sur la page de la RMN le statut "Fan de Turner" on pu entrer dans l'exposition Turner au Grand Palais, et ce accompagné. Et après on dira en cours que les expositions de la RMN ne sont pas rentables... Passons!

A 19h05 précisément, nous avons été accueillis par quatre gentilles dames (ce qui fait une moyenne de deux personnes pour chacun de nous, plutôt agréable!) : l'une a pris nos noms, une autre a pris l'invitation, une troisième nous a collé un "soirée Facebook" sur le pull, et la dernière nous a tendu un panier remplis d'oeufs en chocolat emballé dans de l'alu rose. Sympa!
A 19h08, sans avoir fait une heure de queue, sans avoir subi les blablatements d'experts en peinture ("les Impressionnistes! Ce sont eux qui ont fait Turner!", on entre dans l'exposition.
Là, par contre, on subi... La foule, parce que oui, l'expo est encore pleine de monde. Les tableaux, parce que oui, c'est Turner et ses peintres (Poussin, Lorrain, Lorrain, Poussin, Pourain, Lossain...).

Et en 45 minutes, nous étions dehors... Pas parce que Turner ne nous passionne pas (mais en fait si), ni parce que Poussin on trouve ça moche (mais en fait si), ni parce qu'il y a tellement de monde qu'on ne voit pas les tableaux (mais en fait ce fut le cas dans les trois premières salles), ni parce que nous avons eu la flemme de lire les textes qui semblaient intéressants (mais en fait si aussi).
Ceci dit, nous avons vu de jolis tableaux, et c'est toujours bien sympa de se balader dans une expo, un autocollant sur la poitrine, à faire de petits signes discrets aux autres porteurs d'étiquettes, tous membres d'une même secte.
Alors merci la RMN pour ce moment de convivialité!

Lo, fan de Facebook

vendredi 2 avril 2010

De l'abandon du sujet de thèse

Voila six mois que je me suis lancée dans la folle aventure de la thèse. Pour plus de renseignements, je renverrais à ma magnifique présentation de cette absurdité parue dans le dernier numéro du Louvr'Boîte.
Oui, mais voila six mois aussi que je n'avance pas. Pour plus de renseignements, je renverrais à toutes les magnifiques choses que j'ai eu le temps de faire depuis ce temps là.

Sauf que voila six semaines (six mois, ça aurait fait redondant, et pas crédible) je me dis que je n'ai pas choisi le bon sujet de recherche. Ca intéresse qui les cailloux californiens ? Franchement ? Si c'était une fille en bikini ou David Hasselloff courant sur la plage de Malibu, encore...?
Et bien là voila, l'illumination qui va changer ma carrière de chercheuse...

Parce qu'il y a six semaines, captivée par le début de la saison 3 d'X-Files et les pseudo Navajo, je me suis dit que je le tenais, le sujet révolutionnaire : la figure de l'Amérindien dans l'oeuvre de Chris Carter. Paf! Jamais l'Ecole du Louvre n'a vu un tel sujet, mêlant parfaitement anthropologie et art!
Donc je médite la chose... Je la médite d'autant plus que je suis tombée sur ça : La bibliothèque dans Buffy contre les vampires : grimoires et merveilles. Et moi je dis que si un article pareil peut être publié sur revues.org, mon sujet à moi il peut bien mériter le prix de l'Association de l'Ecole du Louvre!

Lo, va étudier devant la télé

jeudi 1 avril 2010

Poisson du jour...

La journée avait bien démarrée. J'avais bien dormi, j'avais rêvé pendant une demi-douzaine d'heures du Siddharta d'Angelin Preljocaj vu hier soir à l'opéra Bastille, une tuerie soit dit en passant, et j'avais passé trente minute à tester du rouge à lèvres digne de Bozzo le Clown. J'étais aussi en train de me préparer mentalement à une confrontation au sommet (à l'UNESCO quoi)entre le musée du quai Branly et le National Museum of American Indian de Washington.
Quand elle est arrivée.
Elle, la fourbe, la cruelle, la sans pitié.
La blague du premier avril.
Alors oui, quand on a 24 ans, on croit bêtement que ce genre de chose est loin derrière nous, que depuis que l'on a tenté sans succès de coller un poisson en papier à ligne découpé dans notre cahier de liaison le 1er avril était finalement un jour comme un autre. Ah qu'ils étaient loin les lits en porte-feuilles, les rampes d'escalier recouvert d'eau sucrée bien collante, des coquilles d'oeuf sous le paillasson et autres blagues croustillantes du Journal de Mickey!
Et bien non.
On a beau être en dernière année à l'Ecole du Louvre, on fait toujours des blagues débiles.
A vous faire avoir un infarctus.
Mais ça ne se passera pas comme ça...


Lo, va se venger