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dimanche 11 septembre 2011

Torchwood : Miracle Day

Cette dernière saison de Torchwood était attendue, surtout depuis l'annonce d'un partenariat entre la BBC et la télévision américaine : ou quand les Gallois ont mis les pieds dans l'univers de la sf, version cours des grands.
Parce que certes, Torchwood, comme Doctor Who, sont de bonnes séries (quoi que les derniers épisodes de cette dernière laissent à désirer... mais bon...), mais ça n'est rien à côté de bijoux tel Battlestar Galactica.

Mais dans Miracle Day, pas d'extraterrestre, pas de vaisseaux spatiaux ou de voyages dans le temps, non, pour la saison 4, on reste dans la brèche ouverte par Children of Earth : l'ennemi est invisible, pire, il est à l'intérieur de nous. Dans Miracle Day, comme le dit le prégénérique, Personne ne Meurt.

En revanche, l'influence américaine est bien là. Agents de la CIA infiltrés dans Torchwood, espionnage et peine de mort, lutte du bien contre le mal à l'américaine... Alias au pays des immortels. D'ailleurs, l'opposition est constante entre Gwen, son accent à couper au couteau et son caractère de merde, et Rex Matherson, agent de la CIA embarqué malgré lui dans l'aventure.
Parce qu'il en fallait d'autre, des personnages. Après la mort des deux tiers de l'équipe, il était temps d'embaucher de nouveaux agents. Ainsi, Rhys prend encore un peu plus d'importance, devenant le coéquipier de Gwen. Du côté américain, l'équipe de la CIA, mais également Oswald Danes, condamné à mort pour le meurtre d'une enfant, rejoignent, plus ou moins de plein grès, l'équipe de Jack.

Si la première moitié de la saison est clairement d'influence us, la fin engage un virage, certes léger, vers les origines de la série, avec utilisation de gadgets extraterrestres et de multiples références aux anciens personnages de la série, et au Docteur.
Mais c'est bien le dernier épisode que l'on retiendra, où tout se joue dans le dernier quart d'heure, voir les dernières secondes, et ouvre la porte à de très nombreuses possibilités.

Lo, blessed

dimanche 2 janvier 2011

Sherlock : vive la BBC

Steven Moffat. Un nom qui commence à parler aux fans de séries télé, et qui fait les grands succès de la BBC depuis plusieurs années. A ce scénariste, on doit plusieurs épisodes de Doctor Who, dont l'inoubliable Blink, et Jekyll, et tout récemment Sherlock, nouvelle série de la BBC diffusée sur France 4. Et l'épisode 1 confirme ce que l'on savait déjà : Moffat est un génie.



On en compte plus les adaptations cinématographiques ou télévisées de Sherlock Holmes, du film de Guy Richie au long métrage de Disney, en passant par la série télé pour enfant mettant en scène une petite nièce du détective (mais si, rappelez vous les aventures de Shirley Holmes...). Dans cette nouvelle série, Moffat et Gattis transposent les aventures de Holmes au XXIe siècle et tout ce qu'il comprend : la révolution numérique, et le traumatisme de la guerre au Moyen Orient. Pourtant, l'adaptation reste proche de l'original, garde l'ensemble des personnages, l'ambiance british légèrement brumeuse, et les thèmes des enquêtes. Et le résultat de cette transposition donne un savant mélange entre Criminal Minds et les Experts : si Sherlock Holmes se montre particulièrement doué pour l'étude du comportement humain et les déductions faites à partir de traces de boue sur un bas de trench, il est également très à l'aise dans le piratage de sites Internet et pratique l'envoi de sms avec autant de frénésie qu'un ado de 17 ans, tout en cultivant l'ambiguïté sexuelle propre au personnage.

Le premier épisode – la saison 1 ne comporte malheureusement que trois épisodes de 90 minutes – s'intitule A Study in Pink, et reprend l'enquête de l'aventure de Conan Doyle intitulé A Study in Scarlett. On remarquera ici le changement de couleur, associé à la tenue portée par la quatrième victime – et celle par qui débute l'enquête – car il est vrai qu'en 2010, une chargée de com' a plus de chance de se balader en tenue rose bonbon qu'en un rouge classe et distingué ! Pour le reste, tout est fidèle à l'original, de l'identité du meurtrier au mode opératoire, et donne une enquête bien menée, mêlant savamment suspens et humour anglais.
Cet épisode place d'emblée les codes de la série : une utilisation abondante des légendes et sous-titres, des ruelles sombres et enfumées et des personnages connus mais également revisités. A commencé par le Docteur Watson, médecin militaire, revenu blessé d'Afghanistan. Mais on saluera la performance de Benedict Cumberbatch, interprète de Sherlock Holmes, qui campe ici un merveilleux détective sociopathe, autiste, violoniste ayant délaissé la coke pour des patchs de nicotine, prenant conscience de l'oeuvre d'un tueur en série avec autant de joie qu'un gosse de dix ans devant sa nouvelle PS3.

Et pour la petite histoire, rappelons que Comberbatch avait un temps été pressenti pour succéder à Tennant dans le rôle du Docteur. Comme quoi la télé britannique n'est qu'un petit monde plein de gens talentueux !

Lo, so british

dimanche 26 décembre 2010

Angel, saison 5



Si il y a bien une série télé qui ait considérablement marqué ma jeunesse, pour ne pas dire toute une génération d'ados, c'est Buffy contre les vampires. Non, ça n'est pas la Petite Maison dans la Prairie et ses innombrables rediffusions entre midi et 13h sur M6, mais bien la petite blonde tuant des monstres assoiffés de sang. Son spin-off Angel est bien moins connu, et cela à cause principalement d'une diffusion sur une autre chaîne que M6, en décalé par rapport à la série originale malgré plusieurs cross-over, et dans le désordre. Et il faut bien le dire, Angel était beaucoup plus noir que Buffy, n'apportait pas une grande innovation sur le plan mythologique, et ne présentait donc pas un intérêt fondamental. C'était pourtant sans compter la saison 5.

Sortie en 2004, cette dernière saison d'Angel se démarque nettement des précédentes. Exit l'hôtel délabré construit au dessus d'une bouche de l'enfer (ça pullule ces trucs là en Californie), les expéditions commando dans des nids à démons armés d'arbalètes et les prêtresses démoniaques, place à Wolfram & Hart.
Wolfram & Hart, cabinet d'avocats défendant la cause démoniaque, est présent dès la première saison d'Angel, au travers des personnages de Lyndsay et Lila. Dans cette saison 5, c'est Angel qui en est le PDG. Un changement fondamental, car en plus des voitures de luxe, des laboratoires équipés des dernières technologies, des bibliothèques à faire pâlir celle du Congrès, l'équipe d'Angel Investigation récupère aussi la clientèle maléfique du cabinet, qu'il faut défendre, et ce malgré un léger désaccord éthique. Le fond de la série est donc très différent des saisons précédentes : on ne se bat plus contre un super-méchant, on tente de ne pas devenir le super-méchant. Et ça, c'est nettement plus intéressant que des exécutions de démons dans des ruelles sombres. De toutes façons les locaux de Wolfram & Hart sont équipés de vitres filtrant les UV, et la série se passe désormais en plein jour, au grand bonheur de nos pupilles.
Ce changement radical de la série aurait pu entrainer un glissement du fantastique vers le judiciaire. C'est le cas. Mais le ton lui est tout autre : jamais une saison d'Angel n'aura été aussi drôle et les scénarii aussi originaux. Comme c'est souvent et malheureusement le cas lors des dernières saisons. Dans cette saison, tout a changé. A commencé par la distribution. Cordélia est toujours dans le comas, et ne reviendra que pour une ultime apparition lors du centième épisode de la série, Faith est partie définitivement rejoindre Buffy, et Connor, qui aura également droit à un épisode come-back, a subi un lavage de cerveau et vit la vie d'un simple petit étudiant. Et ça n'est pas plus mal, car on ne peut pas dire qu'ils aient été les personnages les plus funs des saisons précédentes.
Surtout qu'ils font place à Harmony, propulsée au rang de secrétaire personnelle d'Angel, et à Spike, ressuscité miraculeusement depuis la bouche de l'enfer dans laquelle il périt carbonisé dans le dernier épisode de Buffy. Harmony a ici le même rôle qu'Elen dans Ally McBeal, et permet donc des moments très drôles, dont un concentré au cours de l'épisode Harmony ne compte pas pour du beurre, dont le titre fait office de manifeste. Spike quant à lui permet de détendre considérablement l'atmosphère au sein de l'équipe. Il est aussi, et enfin, hissé au rang d'égal vis à vis d'Angel, ce qui entraine de nombreuses confrontations aussi bien physiques que verbales, dont Buffy reste le point central.
Buffy justement, tout comme les autres membres de la série initiale, n'ont jamais été aussi présents qu'au cours de cette dernière saison. Andrew apparaît au cours de deux épisodes, les cheveux de Buffy (à défaut de Sarah Michelle Gellar) sont les acteurs de plusieurs scènes, de même que Giles et Willow sont cités à plusieurs reprises. Et tout ce petit monde gravite autour d'un épisode grandiose (mais qui n'apporte absolument rien à la saison), la fille en question, au cours duquel Angel et Spike se rendent à Rome afin de récupérer le cadavre d'un démon, donnant lieu à des scènes de films de mafieux grotesques, et profitent de l'occasion pour tenter de soustraire Buffy des charmes de l'Immortel, vampire maintes fois centenaire, ayant par le passé séduit Darla et Drusilla sous le nez d'Angel et Spike.
Si Lorne est un peu moins présent au cours de cette saison, les autres personnages ont aussi leur grand moment : Gunn devient l'un des avocat les plus talentueux de la boîte, avant de se retrouver indirectement impliqué dans la mort de Fred, qui venait à peine de prendre conscience de la réciprocité des sentiments de Wesley à son égard, et qui se retrouve transformée en démon antédiluvien. Oui, dans le genre, c'est ballot.

Puis arrive le final. Un vrai final, le genre de final qui démarre trois épisodes avant la fin de la saison et qui ne laisse pas la moindre place à une suite quelconque. A moins d'une adaptation cinématographique, mais ça c'est une autre histoire, actuelle certes, mais une autre histoire quand même. Comme dans tout bon final de la série et de son modèle d'origine, il y a une grande bataille, type apocalypse. Mais celle-ci est à l'image de la saison, et ne donne qu'une dizaine de minutes de castagne, entrecoupées de beaucoup d'explications. Oui, on reste dans le complot jusque la fin. Deux choses sont cependant à noter. Les morts, que l'on ne dévoilera pas, mais qui resteront vraiment morts, et les méchants. Tout un tas de démons, plus machiavéliques que monstrueux, avec une mention spéciale pour Hamilton interprété par Adam Baldwin, mais une surtout pour le dragon. Oui madame, Angel vit à Los Angeles, Hollywood et tout le toutim. Donc pour son final, il s'offre un dragon, rien que ça. Alors oui, c'est un peu too much, mais on s'en fout, parce que un dragon, c'est quand même super classe, à l'image de l'intégralité de la dernière saison d'Angel.

Lo, 15 ans

samedi 31 juillet 2010

Lost in Austen, la vie en rose

Tout a commencé par un lendemain de cuite. Ce genre de lendemain où, fille ou pas, dimanche ou pas, vous vous foutez royalement d'être maquillée, et trainez au lit jusque 16h. Certes la gueule de bois y est pour beaucoup, mais c'est une autre histoire. Vous êtes donc au fond de votre lit, attendez que la population cesse de s'agiter sous votre fenêtre (c'est dimanche, c'est jour de marché, et ouais), et surtout, attendez que votre mal de tête passe pour aller avaler des litres de caféine avec vos compagnons d'(in)fortune. Et là vient la question : oui mais là, je fais quoi ?
Se lever ? Il est bien trop tôt pour ça. Se rendormir ? Sérieusement, ça ne serait pas raisonnable du tout. Regarder une série ? Oui, mais alors Lost, c'est un peu trop compliqué pour l'état neuronal dans lequel je me trouvais...
Lost in Austen. Mini série britannique, drôle, basée sur Pride and Prejudice. De l'amour, de l'amour et encore de l'amour, rien de mieux pour se remettre d'une bouteille de rhum. J'avais prévu de regarder un épisode, juste comme ça, entre deux siestes. J'ai dévoré la série. Parce que voila, les aventures d'Amanda, jeune londonienne assez speed, coincée dans Orgueil et Préjugés, pendant que Elisabeth Bennet joue les babysitter dans le Londres de 2009, ça vaut le détour, et même plus...

Parce que Lost in Austen, c'est quand même bien une série de fille. Ca s'amourache, ça manigance, ça chouine, ça porte de jolies robes, ça vit dans des châteaux, et ça tombe immanquablement amoureuse de Darcy. Ben ouais, sinon c'est pas drôle. Donc là, gueule de bois ou pas, tout ce qui importe, c'est Amanda demandant à Darcy de plonger dans le lac, habillé, et d'en ressortir, la chemise blanche collée au torse. Le mal de crane part subitement.

Mais surtout, en bonne série de fille, elle vous donne envie de vous repasser encore et encore les passages les plus guimauves. Et du coup, je connais les dialogues des quinze dernières minutes de la série par coeur.

Oui, quand je veux je peux penser à autre chose qu'à des coiffes en dentelle.

Lo, fille

samedi 12 juin 2010

Engluée dans Glee

Quand on bosse sur une quinzaine de projets en même temps, il existe deux moyens de se détendre. Le premier consiste en l'association ami/bière/terrasse. Bien que très attrayante, et pratiquée de façon fréquente et régulière, cette activité se doit de suivre les fluctuations financières et météorologiques. La seconde est beaucoup moins coûteuse, et se résume à se poser devant une série télé, pas trop intellectuelle, pas trop complexe, bref, un truc pour ado américain.

C'est comme ça que je me suis retrouvée devant Glee.

Alors dans Glee, le scénario tient sur une feuille à cigarette : la chorale d'un lycée.
Décortiquons ensemble ce pitch. "Chorale". A lui seul, ce terme résume la quasi totalité de la série : des gens qui chantent. Et qui dansent aussi, parce que, Patricia Kaas à l'Eurovision, les gens dansent en chantant de nos jours. Histoire de pimenter un peu tout ça, le fil rouge de la saison 1 est la participation à un concours de... chant. Voila pour le thème général de la série.
"Lycée", et tout ce qui va avec, lycéen, popularité, pompom girls, loosers, casier, match de football et proviseur. Voila pour le cadre.

Mais. Parce que bien entendu, il y a un mais, sinon la série n'en serait pas à sa troisième saison. Le mais est dans le choix des personnages : une juive au look de Barbara Streisand, une blonde hollandaise, une mini Queen Latifa, un jeune homo, un type en fauteuil roulant, une bègue, un asiatique, un pseudo-iroquois-juif, une pompom girl enceinte et le quaterback. Une belle brochette de loosers. Bien loin de l'Upper East Side.
Mais surtout, il y a la musique. Beaucoup, tout le temps, et bonne. La popularité de la série est telle que toutes les stars rêvent de se voir reprises dans la série, donnant des épisodes cultes : le numéro de Bad Romance.

Alors oui, on est loin de Fame, et ça reste une série américaine pour ado. Mais quand même... C'est parfait pour se vider la tête.

Lo, chantante

samedi 29 mai 2010

Arnold vs Dennis : choc des cultures

Il y a deux jours, Gary Coleman, interprète d'Arnold dans la série Arnold et Willy, est décédé. Forcément, nous étions triste, et la nouvelle a été accueillie avec un "mais qu'est-ce que tu me racontes là?!".
Aujourd'hui, nous avons reçu un texto annonçant "Dennis Hopper est mort..." Et là ce fut le drame.

D'un côté nous avons une star télévisuelle de notre enfance, associée à un générique mythique, de l'autre un cinéaste et acteur tout aussi mythique, dont l'Easy Rider révolutionna le cinéma.
D'un côté un moment de grande nostalgie, de l'autre une vraie tristesse.
Et ben c'est pareil sur Internet... Alors oui, tous les sites d'information ont couvert la mort de Gary Coleman. Oui, tous les sites d'information ont couvert la mort de Dennis Hopper, bien plus intéressante que la finale de l'Eurovision (par ailleurs remportée par l'Allemagne, nous dit LCI)
Mais les sites people ou les blogs de filles se sont arrêtés à "Personne dans le monde ne marche les mêmes pas, et même si la terre est ronde, on ne se ressemble pas".

Décidément, nous avons bien besoin d'une dictature culturelle... Surtout quand certaines personnes confondent Arnold et Willy et Sauvez Willy...

Lo, dead

samedi 22 mai 2010

United States of Tara


Pour faire une bonne série, il y a deux possibilités : créer un univers bien particulier, décalé et complet, ou alors se focaliser sur des personnages singuliers. United States of Tara fait mieux. Au travers de Tara, mère de famille peintre-décorateur, c'est pas moins de cinq personnes différentes qui apparaissent à l'écran.
Oui parce que Tara souffre de dédoublement de personnalité. Entre T., adolescente de 16 ans trash, Alice, copie conforme de Bree Van de Kamp et Buck, biker persuadé d'avoir fait le Vietnam, Tara tente de comprendre comment et pourquoi ses Autres se sont révélés.

La première saison est courte, 12 épisodes de 30 minutes, format grandement efficace.Justifier Mais ce qu'on retient c'est le jeu de l'actrice principale, Toni Collette, qui endosse ses différents personnages les uns à la suite des autres avec un certain talent : Buck est l'un des meilleurs vétérans des séries télé.
Les membres de la famille sont aussi très bien présenté : l'ado qui tente à tout prix de se barrer de sa maison de fou, le fils qui intègre une église intégriste pour draguer le type qui lui plait, la tante écrasée par la folie de sa grande soeur, et le mari... trop gentil et compréhensif pour être vrai!

Et puis US of Tara, c'est une série bien dans l'air du temps, basée sur une idée bien ficelée, traitée de façon assez trash. Un vrai régal quoi.

Lo, dédoublée

samedi 8 mai 2010

True Blood : épisode 2



Dire qu'il faut encore attendre deux mois...

mercredi 28 avril 2010

True Blood : inter-saison

La saison 2 a créé l'événement, et la saison 3 est attendue de pied ferme. Et afin de faire patienter une horde de fans pendant encore de très longues semaines, HBO a sorti l'artillerie lourde en matière de promo... Après posters, couvertures, voici le premier épisode de la mini série True Blood :



Erik en juré de Vampire Idol, il fallait le voir pour le croire... Et ne laisse que présager du bon pour la suite.

Lo, wanna do real bad thing with you

mercredi 21 avril 2010

J'ai jamais su dire non, nerditudisation des choses

Il y a quelques mois, je me mettais aux webséries. Il y a quelques semaines, je me mettais aux webséries françaises. Et il y a quelques jours, je me suis lancée à la découverte du site French Nerd. Oui, je sais...

Mais là, le titre était tout à fait fait pour moi : "J'ai jamais su dire non"

Lo, nerd


mardi 23 mars 2010

Le Visiteur du Futur


Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, c'est bien connu. Et en tant que personne à l'intelligence hors du commun, je me dois de revenir sur un minuscule détail que j'aurais pu dire... Non, la série française n'est pas QUE de la grosse daube, où Kaamelott serait un O.V.N.I. Parce que depuis deux jours, j'ai découvert Le Visiteur du Futur.

Et là, ma vie à changée. Et avec elle la perception que j'avais de la production française.

Encore et toujours grâce au Monde des Séries, j'ai commencé à regarder Le Visiteur du Futur, web-série française réalisée avec les moyens du bord : trois ficelles et deux bouts de cartons. Et un bon logiciel de montage. Et des acteurs pas mauvais du tout.
Je ne reviens pas sur le concept de web série, je rappelle juste que la durée des épisodes oscille entre deux minutes et cinq minutes. Et que je me suis enchainé les 22 épisodes d'un coup.

Le pitch : un type débarque du futur dans la vie de Raph et tente de modifier le cours des choses. C'est l'effet papillon. Bon, dit comme ça, c'est sur, c'est pas le truc du siècle. Sauf que en France, si il y a bien un truc que l'on arrive plutôt bien à faire, c'est les choses drôles. Et Le Visiteur du Futur y arrive très bien. Je crois même avoir éclaté de rire à la fin des 22 épisodes. C'est dire!
Sans parler du fait que l'acteur principal a des faux airs de David Tennant.

Donc je le répète haut et fort, il n'y a pas que des merdes dans les séries françaises, il faut juste savoir trouver la perle (rare). Et si vous avec 22 x 2 minutes trente, ruez-vous là dessus. Ca vaut sérieusement le détour.

Lo, voyageuse de l'espace

mercredi 24 février 2010

Dr Quinn, soirée télé fillèsque

Après avoir passé deux heures devant Raison et Sentiment d'Ang Lee hier soir, j'ai bêtement zappé sur Téva à 20h30.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Téva est une chaîne de la TNT et autres bouquets numériques, à destination de la ménagère de moins de 50 ans. Téva déco, Téva cuisine, Téva je t'apprends comment coucher avec ton mari, Téva trucs qui font maigrir. Entre ces programmes à haute densité intellectuelle, et comparé que chaînes hertzienne, cette phrase n'a malheureusement rien de cynique, il y a des séries. Des séries de filles. Téva, c'est la chaîne du câble qui, il y a dix ans, enchainait en une après-midi Felicity, Popular, Ally McBeal, Profiler, et Lydia de Luca. Oui, ado je passais mes journées devant la télé.

Donc il n'y a rien d'étonnant à ce que ce soir je tombe sur les trois premiers épisodes de Docteur Quinn. Non, le plus grave c'est que je les ai regardé. Mais regardé... regardé, pas écouté d'une oreille en bossant de l'autre. Résultat de l'opération, j'ai écrit trois lignes, parfait ma connaissance des remèdes chéyenne, et étudié la représentation des Amérindiens dans la série.
Et bien je dois avouer que malgré le côté je suis une warrior et je viens tous vous sauver du Docteur Mike, celui je suis un beau sauvage mais en fait pas vraiment de Sully, la romance qui sent bon les foins coupés à trois kilomètres dès les dix premières minutes, et les villageois un peu stéréotypés mais pas trop... Ben la série, quinze ans après, elle tient la route.
Et ça, il faut beaucoup plus de courage pour l'admettre que pour aller s'enterrer au fin fond du Colorado.

Lo, oui a regardé Téva

jeudi 11 février 2010

Dollhouse - Saison 2


Non, Eliza Dushku n'a pas de bol en ce qui concerne les séries dans lesquelles elle tourne. Après avoir été poignardée à mort dans Buffy au bout de dix épisodes, et avoir vu Tru Calling ne pas dépasser les 2 saisons, voila que Dollhouse est annulée. Au bout de 26 épisodes. Et là, on se dit que c'est bien dommage, que des daubes telles que Plus Belle La Vie n'en finissent plus, et que des merveilles pareilles s'arrêtent.
Pourtant, Dollhouse a permis un recyclage massif d’acteurs de série télé, en commençant par la franchise Buffy : Dushku et Acker en tête, la saison 2 voit aussi débarquer Alexis Denisof, monsieur Wesley W. Price. On a aussi droit à une magnifique apparition de Jamie Bamber, partenaire de Tahmoh "Paul Ballard" Penikett sur le plateau de Battlestar Galactica.

Cette brochette d'acteurs télé mise à part, il faut bien le dire, Whedon est un génie. D'accord, aujourd'hui Buffy peut paraître ringard, mais à l'époque, qu'est-ce que c'était bien! Et bien là, c'est pareil. Peut-être que dans dix ans on trouvera l'idée de ces personnes programmables totalement pourrie, là, c'est juste génial.
Et c'est sans parler de l'écriture de la série.

La saison 1 était clairement une première saison. Basique, elle présentait les personnages, certes assez complexes, et les épisodes étaient assez indépendants les uns des autres. Là, c'est tout le contraire. Whedon crée un véritable monde, embrouille le spectateur, multiplie les rebondissements, pose un certain nombre de questions dérangeantes, et nous balade du début à la fin de la saison.
Et il faut bien dire qu'on ne reste pas indifférent à la fin de la saison. Tout s'accélère, l'avant dernier épisode est en tension constante, quant au dernier... Pendant du dernier épisode de la première saison, il boucle véritablement la série, tout en ouvrant la porte d'un certain nombre d'autres histoires. Une fois de plus un final grandiose.
Mais justement, c'est un final...

Lo, tout ça pour dire qu'elle est restée scotchée pendant 13 épisodes

mercredi 27 janvier 2010

BSG - The Resistance


Pour les Américains, le must de la série télé est britannique. Mais pour nous autres pauvres français qui ne sommes pas fichus de regarder de l'autre côté de la Manche, rien de vaut les Etats-Unis. En fait, rien ne vaut n'importe quoi, tant que ça ne se passe ni au Mistral, ni à Saint Trop, ni dans le commissariat du 14e. C'est donc avec une certaine admiration que l'on découvre le phénomène de la Websérie.
Comme son nom l'indique, la websérie a pour but d'être diffusée sur Internet, entourée d'un buzz de plus en plus important. Les saisons sont relativement courtes, de 6 à 10 épisodes, pour des épisodes ne dépassant que rarement les 6 minutes. Bref, un rythme très particulier qui passe très bien, ou pas du tout. Par exemple voir Perceval jouer au cul de chouette pendant 3 minutes 40 ne perturbe personne, Thomas servir des cafés sur la terrasse du café de son papa, c'est déjà autre chose.

Genre à part entière, la websérie sert également à faire patienter les téléspéctateurs entre deux saisons. Nous en France, on a juste droit à une rediffusion d'une vieille saison, et pas dans l'ordre s'il vous plait. Mais passons.
Tout ça pour dire que Battlestar Galactica a eu droit à sa websérie, entre la saison 2 et la saison 3. Cette saison 2 bis appelée The Resistance de 10 épisodes, pour une durée totale d'environ 30 minutes, raconte quelques uns des événements survenus sur New Caprica après l'invasion des Cylons. En fait raconte la mise en place du mouvement de résistance, mené par le Chef Tyrol, Cally nouvellement Tyrol, et le Colonel Tigh.
Car contrairement à ce qu'on pourrait attendre, pas la moindre petite apparition de Starbuck ou de Halo. La websérie met l'accent sur des personnages secondaires, voire encore moins importants, Jammer, Duck, et le Cylon Number Five.
Fondamentalement, on n'apprend pas grand chose, et si l'on en croit les articles écrits au sujet de cette saison, voir ou non The Resistance n'empêche pas la compréhension de la saison 3. Par contre, c'est franchement bien pour faire passer le temps.

Alors non, les wébisodes n'ont jamais été diffusés en France, mais sont dispo un peu partout sur le net. Et même pas difficiles à trouver en plus. Et ça fait toujours passer le temps.

Lo, toujours au repos

lundi 25 janvier 2010

BSG - Saison 2

La convalescence forcée chez sa maman au fin fond du monde connu, à deux pas du monde sauvage, oblige à certaines choses. Manger, dormir, glander...
Et histoire de tuer le temps, j'ai pu finir la saison 2 de Battlestar Galactica.
La saison fait directement suite à la première, après la tentative d'assassinat sur Adama, l'arrestation de Roslin, l'arrivée de Starbuck sur Caprica.
Mais alors si la saison 1 commençait à bien être chargée, la deuxième, c'est carrément le bordel... Tout un tas de nouveaux personnages, avec l'arrivée de l'équipage du Pegasus, celle des résistants de Caprica, l'importance que prennent les habitants des autres vaisseaux, et la multiplication des Cylons-humains.

Le Pegasus. Vaisseau de combat, équivalent du Galactica, perdu lors de l'attaque Cylon. C'est surtout l'occasion de voir arriver Michelle Forbes, la Maryann de True Blood, dans la distribution de BSG. Mais touché par la même malédiction que le poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal, le Pegasus voit se succéder les commandants, et donc les personnages... Ce qui, il faut bien le dire, rend les choses un peu compliquées.
Les résistants de Caprica. Parce que bizarrement, l'attaque nucléaire n'a pas anéanti toute la population de la planète. Des personnages en plus, certes, mais qui permettent surtout le scénario d'un épisode assez intéressant consacré aux Cylons.
Bon, les habitants des autres vaisseaux servent surtout à monter tout un tas de complots plus ou moins politiques, complexes et pas franchement drôles. Oui, dans un complot politique, il y a rarement des batailles au sabre laser...
Quant aux Cylons, chacun d'eux prend en consistance, rendant les Sharon, les Numéros 6, les Lucy "Xena" Lawless, les hybrides et tout ce qui en dérive, de plus en plus intéressants... et attachants.

Le fond de l'histoire est sensiblement le même que dans le téléfilm et la première saison : rechercher la Terre et ne pas se faire griller par les Cylons. Le point fort reste une fois de plus les relations entre les personnages et leur complexité. Mais des personnages qui se tapent un peu plus dessus qu'avant...
Cependant, la fin de la saison est très différente, et présage tout un tas d'autres choses pour la suite : La flotte finit par trouver une planète habitable, sur laquelle s'installent les rescapés, loin de toute attaque cylon. Ou pas...

Lo


mardi 5 janvier 2010

Chante - ou comment la télé française a touché le fond

Alors que j'étais sagement en train de regarder Friends à la télé, ma main a appuyé sur la télécommande, et a zappé, et a atterri sur France 4, devant Chante.

Alors Chante, c'est une série française pour ado. Jusque là, ça pourrait ne pas faire trop peur. Enfin pas trop quoi. Sauf que Chante, c'est avec Pricsilla. La gamine qui chantait il y a huit ans. Qui est devenue une femme, enfin une pouf serait plus exacte, et qui s'est dit qu'elle était actrice. Sauf qu'à côté de Chante, tous les acteurs de Plus Belle La Vie pourraient prétendre à un Oscar...
Et si il n'y avait que la performance des "acteurs" qui était pire que mauvaise... Il y a le scénario "Elle est jeune, libre dans sa tête comme Diégo, et veut chanteeeeeeeeeeeeer, mais ses parents ne veulent pas, pire, vont partir vivre en Allemagne, alors nooooooon comment va-t'elle réaliser son rêve???". La pub pour les Choco-suisse, elle, était un sommet du cinéma d'auteur.
Puis il y a les dialogues. Où on se demande si le dialoguiste n'a pas laissé sa fille de dix ans écrire sa propre version de "moi quand je serais grande je serais chanteuse". Et quand ils ne parlent pas, ils chantent.



Le pire, c'est que selon le site internet de la série, il y a trois saisons.

Lo, s'en vaut d'avoir donné des points d'audience à ce truc

lundi 4 janvier 2010

The End of Time - The song is ending but the story never ends


Bon... Voila... C'est fait... David Tennant a fini de jouer le Doctor. Oui, je sais, c'est rude. Il va y avoir des larmes, des cris, des assiettes cassées, des suicides à la carte de voeux. Tout ça quoi.
Mais quand même... le dernier épisode de David Tennant, l'épisode de Noël de Doctor Who, est bien il est vachement bien. Très rythmé, une sacrée dose d'action, pas mal de larmes, et le personnage de Wilfred, le grand père de Donna, le Master, les ...

Bon, dépêchez-vous tous d'aller le regarder, parce qu'il va falloir que j'en parle.

Lo, exterminate

dimanche 3 janvier 2010

X-Files - Saison 1, retour aux sources


C'est la nouvelle année, les bonnes résolutions, le renouveau, blablabla. Sauf que j'ai décidé de faire l'inverse, et de retourner près de vingt ans en arrière. Oui, vingt ans déjà...
X-Files, saison 1. 1993.
Alors la saison 1 d'X-Files, c'est la présentation de toute la mythologie de la série. On a des aliens, des mutants, des clones, des religieux, des ordinateurs fous, et des Amérindiens changés en loup par le Manitou. Tout ce qui fera pendant 9 ans le bonheur de la trilogie du samedi.

Oui, mais la saison 1, c'est quand même 1993... Et les années 90, c'est fortement marqué. Les scénarios ont parfaitement vieillis, avec des éléments qu'on retrouve sans problème dans Fringe. Ils sont efficaces, et l'épisode 3, avec Eugène Tooms est toujours celui qui me fait le plus peur.
Mais les années 90... Ses coupes de cheveux improbables, ses magnifiques brushings gonflants, des tailleurs-jupes-épaulettes bleus, ça, ça ne passe pas. Scully vaut à elle seule de regarder ce témoin de la mode des années 90! Mulder lui porte un costume-cravate, ce qui tend à montrer que la mode masculine évolue vachement...
Bon, il y a aussi le coup de "oh mon dieu l'intelligence artificielle et les ordinateurs vont prendre le contrôle du monde!" qui passe moyennement bien, mais c'est quand même vachement moins drôle que les mèches décollées à la racine de Scully!

Lo, est ailleurs

lundi 28 décembre 2009

BSG - saison 1



BSG. Ou comment réconcilier les étudiants parisiens avec ces trois lettres. BSG pour Battlestar Galactica. Série anglo-saxone de SF, créée en 2004, la saison 1 fait suite au téléfilm. Durant treize épisodes, on les suit les quelques 45 000 survivants des 12 colonies de Kobol, entre leurs tentatives de fuite face au Cylon et la recherche d'une planète appelée Terre, seul endroit qui, selon la légende, pourrait accueillir les rescapés du génocide.

Comme toute bonne série de SF, on se ire dessus à coup de missiles spacio-nucléaires, chargés sur des vaisseaux, et on fait causette aux-dits vaisseaux, vivants cela va de soi. Et nous, on apprécie tout simplement la qualité des effets spéciaux, hallucinants pour une simple série télé.
Pas mal de détails semblables à toutes les autres séries de SF, Stargate et Farscape par exemple. Mais les Cylons mis à part, droïdes en conserves pouvant également prendre forme humaine, pas d'aliens, d'extraterrestres ou de dieux quelconques.
Il n'y a également que peu de scènes d'action (pour une série basée sur l'affrontement entre deux peuples...) Au lieu de ça, pas mal d'espionnage, de trahison et de scènes de ménage. Battlestar Galactica se construit autour de cinq couples, amoureux ou non. La président Roslin et le commandant Adama; Sharon et Tyrol; Helo et Number Eight; Gaius Baltar et Number Six; Lee "Apollo" et Kara "Starbuck". On retiendra plus particulièrement ce dernier, non pas parce que Jamie Bamber et l'acteur le mieux foutu de la série, et Starbuck le personnage le fun, mais parce qu'il n'y a pas un épisode sans qu'ils ne se crient ou tapent dessus. Cependant, James Callis, interprète du Docteur Gaius Baltar, est sûrement l'acteur le plus performant de cette première saison.

Tout ce beau monde se retrouve donc sur le Galactica, vaisseau amiral de la flotte survivante, à la recherche d'un coin pour vivre. Coin que bien entendu ils ne trouvent pas, puisqu'il faut bien leur faire faire quelque chose au cours des saisons suivantes... Que je m'apprête à dévorer très rapidement!

Lo, BSG

illu

mardi 22 décembre 2009

Battlestar Galactica - Télésuite


Dans mon entourage sériphile, il y a deux tendances. Ceux qui me poussent à regarder l'intégrale de Supernatural, et ceux qui m'obligent à visionner Battlestar Galactica.
Comme Ben possède les quatre saisons de la deuxième, c'est donc vers Battlestar que je me suis tournée. Et coincée comme je suis sous la neige, c'est plutôt une bonne chose!

J'ai donc commencé par le téléfilm, que Wikipédia appelle Télésuite, allez savoir pourquoi. Télésuite qui dure trois heures, rien que ça. Pour ceux pour qui Battlestar évoquerait vaguement un jeu vidéo, précisons qu'il s'agit ici d'une série de science fiction anglo-saxone, basée sur une vieille série de la fin des années 1970, et dans laquelle s'affrontent grosso modo des humains contre des cyborgs, le tout dans des vaisseaux spatiaux. Sauf que la nouvelle série date de 2003, et que les batailles au milieu des étoiles ont un minimum de gueule.
Mais c'est un peu là que le téléfilm est bancal. Je répète qu'il dure trois heures, et que trois heures, quand il n'y a ni Léonardo, ni Jared, c'est long. Et que trois heures dans un space opera où ça ne fait que parler, c'est encore plus long.
Donc le téléfilm est bien... Mais encore mieux à partir de la dernière demi-heure, où ça commence à tirer dans tous les coins, où ça fuse de tous les côtés, et où même qu'on voit un peu de sang. Et puis surtout, c'est à ce moment là qu'on comprend à peu près tout, et qu'on se rend compte que la suite promet d'être assez intéressante, et qu'on se dit que non, on n'enchainera pas tout de suite avec la saison 1 parce qu'il est quand même déjà 00h30.
Et puis pour ne rien gâcher au film, les acteurs mâles sont plutôt du genre pas mal du tout. Si ça ça ne vous fait pas aimer la SF...

Lo, Space Oddity