jeudi 14 juillet 2011

Summer Time : Santa Fe (step 1)

Aller dans des petites villes en vacances à l'autre bout du monde induit forcément de nombreuses escales. C'est comme ça que je me suis retrouvée pour ma première nuit dans un motel de Santa Fe, New Mexico. Mais pas un motel de film d'horreur (vous sentez la déception dans cette phrase ?). Non, un grand et beau et clean motel, avec baignoire (le rêve) et lit king size (dans lequel je me suis perdue - et qui montre bien le problème de poids des américains) et un petit déjeuner au café et céréales aux raisins (au retour je renterai de me faire des gaufres !).

Après avoir dormi comme une masse 6 longues heures (plus une dans la baignoire) et piqué autant de paquets de cranberries séchées que je le pouvais, j'ai pris mes petits pieds jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche, direction downtown. J'étais partie dans l'optique d'y aller à pieds, remonter 3689 numéros ne me faisait pas peur (oui, Cerillos Road en compte 8500).
Santa Fe, c'est un mouchoir de poche. C'est la plus vieille ville de l'ouest, la capitale de l'état, mais un mouchoir de poche quand même. Avec la particularité d'être rempli de galeries d'art et de musées. Etant dans le centre ville à 8h, il m'a été difficile de voir autre chose que la cathédrale Saint Francis et ses vitraux français (de Clérmont pour être précis - inutile de préciser que c'est la seule information que j'ai retenue de cette visite). Comme attendu, la cathédrale est toute à la gloire des Espagnols, à commencer par les bas-reliefs sur les portes, montrant les faits religieux touchant la ville depuis le XVIe siècle. Bien entendu, il n'y a aucun Pueblo. Faut pas pousser non plus. L'intérieur est neuf : vitraux éclatant, peinture d'un blanc immaculé sur les murs, dorures dorées...Une cathédrale dans une région hispanique quoi.

J'ai aussi visité le Visitor Center, histoire de trouver un plan de la ville, ça peut être utile... Enfin utile façon de parler, l'officine de tourimsme a une façon bien à elle de ne pas indiquer le nom des rues sur le plan.

Et puis en tentant de retrouver mon chemin, je suis tombée sur la Place (c'est comme la Grand Place, on ne peut pas se tromper), avec sous les arcades, le marché amérindien. Pour la prochaine fois.

Lo, new mexican

Summer Time : air travel (part.2)

Quand on habite le Nord et que l'on va faire ses courses en Belgique parce que c'est plus près et que le chocolat y est meilleur, on ne savoure jamais assez le bonheur que c'est que de passer une frontière invisible. Passer la douane pour se rendre aux Etats-Unis, c'est Koh-Lante.
On commence par une épreuve d'immunité : une heure pour accéder à la carte d'embarquement (la carte, et non la porte, j'insiste bien là dessus). Si tu es capable d'arriver jusque là, plus rien ne devrait t'atteindre. Sauf peut-être passer le contrôle de sécurité en retenant ton jean ô combien confortable, mais franchement trop grand, la ceinture posée sur le tapis roulant. "Des couples qui ne supportaient pas d'être séparés plus de trois secondes" disait la pub....?
Après des dizaines de portiques passés les bras levés, il y a la déclaration de douane à remplir dans l'avions. Merlin merci, elle était en français. Puis vient cette petite question : "avez vous visité une ferme/ferme d'élevage/pâturages ?". Moi j'ai eu fortement envie de leur répondre "les réserves du musée".
Et puis une vingtaine d'heure plus tard, tu trouve glissé dans ta valise que ton sac a été fouillé par les douaniers. Raison de sécurité.
Of course.

Lo, clean

Summer Time : air travel (part.1)

Parce que douze vols en deux semaines, ça fait un peu beaucoup...

Dallas Fort Worth Airport

L'aéroport de Charlotte était un centre commercial. Celui de Dallas un musée. Entre autre.
Dallas, c'est cinq terminaux, en arc-de-cercle, répartis sur la forme d'une cacahouète géante. Pour passer d'un terminal à un autre, il y a deux solutions : marcher, marcher, marcher, ou prendre le Skylink, mini-métro entourant l'aéroport. Eric (mon camarade de vol et de galère 12h durant) et moi, avons tout essayé.
A commencer par le terminal D, qui est l'espace culturel de l'aéroport. A l'entrée, on vous propose un plan du museum, indiquant les oeuvres disposées tout au long du parcours. Il s'agit pour l'essentiel de mosaïques placées au sol, mais les oeuvres les plus spectaculaires sont les deux grandes installations de X et Y (pour retrouver les noms des artistes, il faudrait que je plonge au fond de mon sac, et là j'ai pas envie).
Tout au long du chemin menant au terminal A via le terminal B, on croise de nombreuses boutiques à la gloire du Texas, des sauces barbecue, des barbecues (et autres Starbuck's, McDo, Aunt Annie's), des cireurs de chaussures et des coiffeurs, des masseurs et des aires de jeux, des vendeurs de journaux et des distributeurs de produits Clinic.
Mais le plus drôle à l'aéroport de DFW, reste les Skyline. Et les tapis roulants de plusieurs centaines de mètres.
Oui, il fallait bien occuper les quatre heures de transit.


Santa Fe Municipal Airport

Et l'important dans le titre est bien "municipal". Deux avions, quatre vols par jour de beau temps (pour Dallas et LA), un faux tapis roulant à bagages et un restaurant adorable.
Le seul vrai problème de cet endroit est sa localisation : au beau milieu du désert. Un désert qui est très difficilement desservi par les bus (je dirais pas du tout, mais il y a soit disant une ligne 22, que je n'ai jamais trouvée...)
Pour se rendre dans le centre, il y a les roadrunners (le bipbip de coyote), des vans qui conduisent les voyageurs n'importe où, principalement dans les grands hôtels du centre. Moi, c'était dans un motel perdu au milieu de trois cent autres, sur Cerillos Road, la route des motels. Mais j'y reviendrais.
Ce premier voyage s'est fait de nuit, retard au décollage de Dallas oblige (un jour, peut-être, l'un de mes vols partira à l'heure... on ne sait jamais...). Et de nuit, on ne voit rien au milieu du désert. Ce n'est que le lendemain, en évaluant la distance sur la carte, et vaporisant mon t-shirt d'anti-transpirant (ai-je dit que j'étais au milieu du désert ?), que j'ai commencé à regretter de n'avoir pris qu'un aller simple en roadrunner... Mais je suis une grande fille, et j'ai décidé d'avancer jusque l'aéroport en jonglant entre les bus et le trottoir.
Grave erreur me crient mes tennis, 1h30 plus tard... Oui mesdames et messieurs témoins de l'exploit, j'ai effectué les 7 kilomètres de désert semi-désertiques (j'ai croisé des motels, des chiens de prairies et une demi-douzaine de pic-up désirant me prendre en stop), mes 10 kilos sur le dos, et 30° au dessus de ma tête en 1h30. Résultat, un petit peu mal aux pieds, de la poussière de sable collée un peu partout, mais un superbe bronzage !
Pour arriver devant un paquet de chips au piment vert, un sprite et un paquet de gaufres à la vergeoise (non, celui là n'a pas été acheté à Santa Fe), dans un restaurant du far west diffusant du vieux folk des années 1960.


Lo, en vol

mardi 28 juin 2011

Greatest Artist - N°7 : James Brown

James Brown

The Godfather of Soul, né en 1933, ou en 1928, enfin un jour, et décédé le 25 décembre 2006, également appelé James Brown, a influencé tout ce qui a pu se dériver de la soul.

L'enfance de James Brown est celle typique d'un gamin black et pauvre dans un état du Sud : abandonné par sa mère, ramasseur de coton dans les champs, attaque à main armée... Puis il est sauvé par la musique.

C'est en 1961, avec Night Train, que James Brown marque véritablement le monde musical de par son rythme très rapide. Les chansons qui paraissent au cours des années suivantes annoncent ce que sera le funk, dont les codes seront véritablement instaurés par Cold Sweat en 1967 : un son et un rythme bruts, l'importance accordée aux instruments. Brown a alors une influence énorme sur tous les artistes de la Motown.
Côté texte, James Brown met en avant le respect de soi et de sa communauté, à une époque où rien n'est plus important en Amérique (I'm black and I'm proud), mais aussi la sexualité.
Brown a également compris qu'il fallait prendre sa carrière en main : au cours des années 1970 il rachète des stations de radio, et crée son propre label.
A partir des années 1980, James Brown se fait moins présent. Jusqu'à la sortie des Blues Brothers, où il campe un pasteur énergique se lançant dans un magnifique morceau, the Old Landmark.

On passera sur les multiples accusations de coups et blessures, conduite en état d'ivresse, possession de drogue... pour ne garder que son influence dans tout un tas de domaines.

mardi 21 juin 2011

Greatest Artist - N°6 : Jimi Hendrix

Jimi Hendrix

Aujourd'hui, c'est la fête de la musique. Il fallait donc parler d'un dieu de la musique.

Dans un récent article pour Rolling Stones, John Mayer parlait de lui comme ceci : « It's like your grandfather coming back from the dead and hanging out with you for a couple of minutes and then going away. It's perfect, then it's gone. »

Né en 1942 à Seattle, James/ Johnny, dit Jimi Hendrix est l'un des plus grands guitaristes rock, et la star non-conventionnelle de la fin des années 1960. Il grandit dans une famille merdique dans l'état de Washington, où à 15 ans il s'achète sa première guitare. Puis sa première guitare électrique lorsqu'il rejoint le groupe the Rocking Kings.

Guitariste de génie pour qui Clapton est un dieu vivant, Hendrix bouleverse le rock, puis le monde musical dans sa totalité, en utilisant à outrance les guitares électriques. Les musiques amplifiées allaient désormais connaître leurs heures de gloire, jusqu'à se retrouver dans les réserves du MuCEM, mais ça c'est une autre histoire.
Mais pour Hendrix, la guitare n'est pas uniquement un instrument sonore : c'est un véritable accessoire de scène, dont il joue debout, couché, sur le dos … et qu'il brûle sur la scène du festival de Monterey.

Côté Flower Power, les débuts sont moins rapides : au début des années 1960, Hendrix s'enrôle dans l'aviation. Cinq ans plus tard, après avoir été réformé, il s'installe à Greenwich Village. C'est là qu'on lui propose d'enregistrer un single en Angleterre, berceau du renouveau du rock. Une fois là bas, il s'entoure de deux autres musiciens, monte un groupe, et se voit offrir par Johnny Hallyday quatre dates en France comme première partie.
The Jimi Hendrix Experience est lancé, et en décembre 1966 sort Hey Joe, standard américain fois repris (par les Byrds ou Patti Smith entre autre). Suit Purple Haze puis The Wind Cries Mary. Et enfin, en mai 1967, leur premier album, Are You Experienced, fondamental du rock amplifié.


Et la légende commence : juin 1967, the Monterey International Pop Festival. Surtout connu en Angleterre, le groupe acquiert une renommée américaine, et donc internationale.
Vient un second album, une reprise de All Along the Watchtower de Dylan, un troisième album (Electric Ladyland, contenant le sublime Voodoo Child), des arrestations pour possession de stupéfiant (comme tout le monde). Jusqu'à la séparation du groupe à la fin du mois de juin 1969.
Août 1969, Hendrix est en haut de l'affiche du festival de Woodstock avec son nouveau groupe le Gypsy Sun & Rainbows. Clôturant le festival, l'aura qui entoure leur concert doit tant à la performance du groupe qu'aux conditions dans lesquelles elle eut lieu, le mardi matin, après trois jours de concert, et un hymne américain revisité à la guitare électrique, Star Spangled Banner.

A la fin de l'année, c'est avec un troisième groupe que Hendrix remonte sur scène. Sous l'influence probable de LSD. L'année 1970 est alors celle de la dernière tournée de Jimi Hendrix, avec une participation en août 1970 au Festival de l'île de Wight.

Hendrix meurt le 18 septembre 1970 à Londres des suites d'une overdose. Et comme pour toute star du rock, on dit de lui qu'il a été assassiné. Quoi qu'il en soit, il rejoint le club pas si fermé que ça des chanteurs morts à 27 ans (Janis Joplin, Brian Jones, Jim Morrison, Kurt Cobain... et d'autres...)

Les anecdotes qui font que
* Jimi Hendrix est considéré comme le meilleur guitariste de tous les temps.

Lo, experienced

samedi 18 juin 2011

La Figure du Christ de Rembrandt au Louvre

De grands portraits du Christ peints par Rembrandt ornent depuis plusieurs semaines les façades du Louvre, et les murs des stations de métro. Ainsi que les murs de l'espace d'exposition au rez-de-chaussée du musée, qu'ils partagent avec des dessins du Lorrain.
Cela faisait bien longtemps que Rembrandt n'avait pas eu droit à une exposition ! Trois années tout au plus. Et là, le sujet, la figure du Christ, semble être un prétexte comme un autre pour montrer de très belles gravures et toute une série de toiles. Mais il faut bien avouer que la Nature Morte chez Rembrandt ou la représentation des ustensiles de cuisine chez Rembrandt, c'est tout de même moins vendeur.
L'exposition est toute petite et les textes relativement courts (et lyrique) et bien faits. Ce qui veut dire qu'en quinze minutes, le tour est bouclé (on passe toute de même plus de temps à admirer les dessins à l'encre du Lorrain, venant de moi, c'est dire...).
On pointera tout de même une huile sur marbre surprenant et un joli petit espace muséographique : une très haute cimaise à trois pans, en lattes de bois, présentant trois crucifixions à la manière d'un triptyque. Dommage que l'idée soit reprise quelques mètres plus loin pour présenter une dizaine de portraits du Chris... Parce que si les gravures sont vraiment d'une grande qualité, les tableaux sont un peu plus... des tableaux de Rembrandt quoi (oui, il y a les Pélerins d'Emmaüs, mais bon).
Autre détail de présentation qui saute aux yeux, la mise en avant de certains cartels par une couleur différente des autres. En y regardant de plus près, on se rend compte qu'il s'agit des oeuvres de la collection de de Rothschild, pas des toiles ou gravures phares de la carrière de l'artiste...
Non mais les gravures, elles, sont vraiment très jolies !

Lo, au Louvre

Greatest Artist - N°5 : Chuck Berry

Chuck Berry

Quand tu écris un article sur Chuck Berry qui ne sera lu que par des geekette en devenir, tu te heurtes à deux difficultés : faire connaître Chuck Berry, qui pour certaines n'évoque rien du tout, et faire comprendre que ça n'est pas un agent d'une agence américaine. Tentative N°1.

Charles Edward Anderson Berry, dit Chuck, né en 1926, est l'une des stars du rock'n'roll, le premier, et un musicien hors pair. Et si son nom ne dit pas grand chose à beaucoup de monde, ses chansons, comme Johnny B. Goode ou Roll over Beethoven, sont connues par un nombre incalculable de reprises et d'utilisations dans les bandes originales de films (Johnny B. Goode sera utilisée sur la BO de Retour Vers le Futur, et sera interprétée par Johny Hallyday, les Beatles, Elvis Presley, les Gratefull Dead...)

Comme beaucoup, Chuck Berry s'intéresse à la musique par les chants d'église et le blues, puis prendra des cours au Glee Club local (Glee Club, normalement, ça parle à tout le monde). Après des démêlés avec la justice, il débute sa carrière musicale au milieu des années 1950, avec Maybellene, son premier succès. Continuant sur cette lancée, Berry enchaine les tubes jusque au début des années 1960, mêlant country et blues.

Chuck Berry marque fondamentalement le rock'n'roll, et influence les grands groupes de l'époque, tel les Stones ou les Beatles (les interprétations des chansons de Berry par les Beatles sont nombreuses, et Back in the USA deviendra Back in the USSR). Mais il n'est pas le seul : Bo Diddley, Little Richard ou encore Jerry Lee Lewis, les autres grands noms de la première génération rock. Berry les retrouve d'ailleurs en 1969, lors d'un concert Revival, aux côtés de petits jeunes comme Lennon, Alice Cooper ou les Doors.

Berry est également un incroyable guitariste, dont d'autre, tel Keith Richards, se réclament les héritiers directs.

Au cours des années 2000, Berry continue à remplir régulièrement les salles de concerts.

La vie de Chuck Berry est également connue pour les frasques qui la ponctue : accusation d'exploitation de mineur, d'évasion fiscale, de voyeurisme... Une vrais star du rock'n'roll, la possession de drogues en moins !

Lo, be good