samedi 31 octobre 2009

Being Human - Saison 1


This is Halloween, everybody make a scene, trick or treat till the neighbors gonna die of fright
It's our town, everybody scream! In this town of Halloween.


Oui, l'article qui suit est de saison. Parce que délaissant la chose, j'ai suivi les conseils de France Culture, du Monde et de Griffouine (que de la bonne critique donc) et me suis laissée happée par la première, et pour l'instant unique, saison de Being Human.
Being Human est une série britannique. Et je dois bien dire que depuis un certain temps, leurs séries fantastiques ont tendance à dépasser celles qu'on peut trouver de l'autre côté de l'Atlantique. Sauf si bien entendu, comme moi, on prend la transformation de Chuck Bass en être gentil et débordant d'amour, pour un mauvais sort jeté par une armée d'extraterrestres. Mais passons.
Donc en tant que bonne série britannique (oui, c'est une bonne série, pas besoin de faire trainer le suspens plus longtemps) Being Human manie le fantastique, le naturel, et l'humour british à la perfection.

Le fantastique. Parce que le pitch, c'est ça : un vampire, Mitchell, et un loup-garou, George, meilleurs amis du monde de par leur condition d'êtres pas tout à fait naturels, se voient contraint mais pas forcément forcé, de cohabiter dans une maisonnette de Bristol. Sauf que dans la maison vit déjà Annie, gentil fantôme du coin.
Si la série reprend légèrement les codes habituels du genre (des gentils monstres, des méchants monstres, et des monstres qui se tapent dessus pour le bien de notre humanité à nous pauvres mortels), elle s'attardent beaucoup plus sur la vie des trois personnages principaux que sur l'éternel combat entre le Bien et le Mal. Being Human est une série montrant comment trois personnages marginaux tentent de s'intégrer dans l'humanité qui les entoure. Oui, à cela près qu'ils sont morts et/ou victimes de malédiction.
Oui, je sais, vampire/loup-garou = Twilight. Erreur jeunes gens! Certes, la série de Toby Haynes fait évoluer les vampires en plein jour, mais eux ne brillent pas, ne sont pas forcément des statues de marbre sculptées pas Michel Ange ni des beautés divines. Et grosse différence, les loups-garous britanniques sont de vrais loups-garous, ils ne se transforment qu'à la pleine lune! Bon, les effets spéciaux de la transformation sont plus à rapprocher des premiers épisodes de Buffy que du dernier Twilight, mais on leur passera ce petit moment d'égarement, ça ne dure que quelques minutes sur l'intégralité de la saison.

Du naturel. Parce que ça reste une série britannique. Tout d'abord, les acteurs sont des vrais gens. Cela dit, Aidan Turner, alias Mitchell, est loin d'être désagréable à regarder. Mais pour le reste, ce sont des acteurs on ne peut plus normaux. On regrettera juste le changement de deux des acteurs principaux entre l'épisode pilote et le reste de la saison, bien que je le répète, Aidan Turner ne soit pas désagréable à regarder, et verse beaucoup moins dans le cliché je-suis-un-vampire-torturé que son prédécesseur.
La série se déroule entre l'hôpital où George et Mitchell sont respectivement brancardier et homme de ménage, pas de superbe chirurgien blond qui opère dans une magnifique clinique immaculée, suivez mon regard, et leur maison décrépie d'une rue pas plus folichonne de Bristol. Un brin de réalisme social britannique donc. Et une bonne dose d'humour très fin, dont George est le garant.

Voila. Si vous ne savez pas quoi faire durant les longues soirées fraîches qui s'annoncent, la saison 2 est prévue pour le mois de janvier!

Lo, en vacances dans le Nord


illu

vendredi 30 octobre 2009

Naissance et déjà mort d'une étoile ?

Comme je n'ai pas grand chose à me mettre sous la dent, et que je doute que mes séances de shoppings lilloises vous passionnent, j'ai décidé, en ce vendredi soir perdue au beau milieu des Flandres, de continuer sur la lancée twiligthienne. Non, je ne l'ai toujours pas fini, et je compte bien terminer Being Human ce soir. Mais en attendant, voici la dernière nouvelle choc des news people.

Tout d'abord, je tiens à préciser que je sors cette information du très complet et sérieux magazine d'investigation culturelle qu'est Glamour. Certes, il lui est arrivé une fois de me faire défaut, mais depuis, le bougre se rattrape bien, en me livrant quotidiennement un lot d'informations capitales à ma survie. Comme le fait que Lindsay ait un petit ami. Crazy, isn't it ?
Donc ma grande nouvelle : Robert Pattinson arrêterait le cinéma. Voui madame. Il l'a dit. « je ne sais pas si je peux être un acteur pendant si longtemps. Je ne sais pas si je peux être quelqu’un d’autre. Si je commence à faire du mauvais travail, je ne m’acharnerai pas à continuer ».
Oui, je sais ce que vous allez me dire. Avait-il réellement commencé le cinéma ? Loin de moi l'idée de dénigrer la Coupe de Feu, mais il faut bien avouer qu'à côté de Maggie Smith, Allan Rickman ou Brendan Gleeson, il ne fait absolument pas le poids. Quant à T., voila quoi...

Donc la question se pose : doit-il arrêter, parce que bon, si il ne joue plus, on ne va pas en mourir, loin de là! Ou au contraire, doit-il persévérer et tenter de s'améliorer ? Parce que nous sommes bien d'accord qu'il ne peut pas faire pire, si ?

Bref, du grand journalisme d'investigation au cœur du plus pur cinéma hollywoodien, autour de la vie d'un acteur digne de Cary Grant. Rien que ça!

Lo, honteuse de publier ça

jeudi 29 octobre 2009

Pattins...lip ?


Je pense me passer de tous commentaires, parce que même avec la meilleure volonté du monde, je ne saurais quoi dire là dessus.

Lo, quand même pliée en deux là

RATP : Rentre Avec Ta Poussette

Une fois de plus, la note quotidienne n'aura pas le moindre impact sur votre vie culturelle. Nous dirons que la semaine dernière valait pour les quinze ans à venir. Non, celle d'aujourd'hui parlera de ma vie à moi, de ses malheurs, et vous fera vous sentir incroyablement chanceux, croyez moi.

Là, je suis dans le Nord. Le Nord, le pays des terrils, des ercédès Tourcoing, de la chicoré, et de quatre équipes de foot en ligue 1. Certes, pas forcément pour très longtemps, mais passons.
Je suis dans le Nord donc. Mais y arriver est une sorte de rite de passage, comme rentrer au pays après avoir passé cinq ans dans la jungle à manger des racines et combattre des lions. Pareil. Sauf que là, les épreuves sont adaptées à la vie moderne. Dommage me direz vous, un lion au beau milieu des rues de Paris, ça aurait été tout de même un peu plus classe.
Non, à Paris les épreuves, les dures, les vraies, celles qui vous mettent les nerfs en pelote au bout de trois malheureuse minutes et vous font tresser la corde pour vous pendre, celles là ne sont causées que par une seule entité : la RATP.

Etrange hein ?

Donc la RATP, aujourd'hui abréviation de Rentre Avec Ta Poussette.
A 13h52 très précisément, je me suis faufilée dans un bus vide, avec ma grosse valise pleine de draps à laver chez maman, pour me rendre gare du Nord (oui parce que je suis dans le Nord), soit une heure pile avant le départ du train. Je suis large. Même le temps de mettre autre chose qu'une jellaba avant de retirer mes billets de train.
Oui mais non. Parce que ça, c'était en oubliant totalement que nous sommes en plein milieu des vacances scolaires. Et que du coup, dans le bus, en plus des grands mères qui rechignent parce que vous prenez un peu trop de place avec votre sac à poil, il y a les ados qui trainent d'un arrêt de bus à l'autre, les mamans qui emmènent untel au foot et l'autre au gouter d'anniversaire de bidule, et... les poussettes.

La poussette... Merveilleuse invention à quatre, voire trois roues soyons fous, permettant à maman ou tout autre personne ayant la responsabilité d'un humain miniature de promener le dit-être, tout en ne devant pas porter/traîner/courir après la chose.
La poussette, normalement, c'est fait pour rouler sur le trottoir. Sauf que des fois, par un temps digne d'un mois d'avril au soleil, il arrive que des mamans ne se sentent pas le courage de faire 200 mètres en poussant bébé. Donc elles montent dans le bus.
A en croire la réglementation de la RATP, dans le bus, c'est deux poussettes dépliées. Oui, ben aujourd'hui c'était trois. Trois poussettes, deux landaus et une poussette canne, youpi, il reste une demi-heure de trajet. J'inspire. Je bloque. Je souffle. J'inspire. Je bloque. Je souffle. Et je mets Hendrix à fond. Bébé dort ? Je m'en fous, ça n'est pas le mien. A ce rythme, je pourrais presque tenir.
Jusqu'à ce que je me fasse copieusement enguirlandée parce que ma petite valise toute légère empêche une quatrième poussette de rentrer... A jumeaux la poussette!

Finalement, landau numéro un est sorti, poussette pleine de gosses est rentrée, grand mère numéro un continuait à râler. Et moi, il ne me restait que quinze minutes pour prendre mon train.

Bon, rassurez vous, je l'ai eu le train. Tout pile, mais je l'ai eu. Et même que je voyageais en première. Entourée de grand-mères.

Lo, sent encore la naphtaline

mercredi 28 octobre 2009

note du jour

Ce soir, je suis au regret de vous dire que je n'ai rien, pas une chose palpitante, nada, à raconter. Le néant total.
Non, je n'ai toujours pas fini Twilight, non, je n'ai toujours pas fini Being Human, non, je n'ai toujours pas fini La notion et la protection du patrimoine, mais je vous assure que je m'acharne sur les trois à la fois. Certes, le dernier moins que les autres, et non, l'examen n'est pas dans moins de deux mois, du tout!

Lo, et pis zut

mardi 27 octobre 2009

Ciné Club de l'Ecole du Louvre, séance 2 : L'homme à la caméra, Vertov


Ce soir avait lieu à l'Ecole la deuxième séance du Ciné Club, avec pour affiche l'homme à la caméra de Dziga Vertov.
Pour les incultes, et tous les autres il faut bien l'avouer, l'homme a la caméra est un chef d'œuvre documentaire, tourné en Russie à Odessa en 1929. C'est donc un film soviétique, muet, en noir et blanc, sans acteur, sans scénario, sans texte. Rien. Juste des images qui défilent les unes après les autres pendant 1h10.
Présenté comme ça, forcément, ça n'est pas vendeur. Mais.

Oui parce qu'il y a toujours un mais, sinon je ne vous en parlerai pas, déjà, et puis sinon il n'y a pas de suspens, pas de rebondissement, les lecteurs s'ennuient à mourir, bref, il n'y a plus personne à la fin de l'article, et j'écris dans le vide et...

Donc. L'homme à la caméra était ce soir présenté par Jean Pierre Touati, spécialiste de la question et du cinéaste, prof à la Femis et autre, et par une étudiante de l'Ecole. Ce qui aurait pu sembler long et tiré par les cheveux et un tantinet métaphysique... l'était. Mais pour une mordue d'histoire du cinéma comme moi, ça valait le coup. Largement.
Le film quant à lui est un véritable bijou. Les images, comme là si bien expliqué Valentine, l'une des organisatrices des séances, présentent une journée type dans la ville d'Odessa, au travers des différentes couches de la société. Chaque scène est très courte, quelques secondes tout au plus, mais d'une qualité impressionnante.
Mais c'est le montage qui donne au film tout son intérêt. Fait avec les moyens du bord, c'est à dire une paire de ciseaux et un tube de colle, il n'en est pas moins très moderne : des séquences très courtes, s'enchainant avec une rapidité parfois déconcertante, des superpositions d'images, ... En bref, un film vraiment beau. A tel point qu'on en oublierait presque de regarder ce qu'elles montrent, la vie d'il y a 80 en Russie.

Lo, qui maintenant joue les dialogues devant le Roi et l'Oiseau

lundi 26 octobre 2009

McDo, venez comme vous êtes

C'est désormais officiel, le BDE de l'Ecole du Louvre a désormais son quartier général au McDo de la rue des Pyramides.

Comment en est-on arrivé à cette conclusion ? Par un heureux concours de circonstances...

Tout commence il y a deux semaines, quand nous appelons la Maison des Initiatives Etudiantes pour réserver une salle afin de tenir notre premier conseil d'administration. Tout roulait, nous avions la salle du conseil de 19h à 22h, tout était fin prêt, nickel.
Le temps passe.
Ce lundi, alors que je décide d'initier ma Choupette à l'architecture du Moyen Age en traînant la poussette sur l'île de la Cité, je reçois un coup de téléphone, m'annonçant que la salle que j'avais réservée est hors service pour cause d'une panne d'électricité à la MIE...
Poisse.
Ni une, ni deux, je cours, poussette dans une main, tétine dans l'autre, sur les pavés, à travers le 4e arrondissement pour rejoindre l'appartement, je hisse la gamine en haut de ses six étages, je la laisse à la surveillance du chat, et je rappelle la MIE.
Et là, c'est le gag.

Donc rien que pour vous, voici la transcription EXACTE, et j'insiste sur ce dernier point, de la conversation :
"Oui, ici Eloïse du BDE de l'EDL, je fais suite à votre appel d'il y a 10 minutes à propos de l'annulation de notre salle"
"quoi?...ah... ouais"
Merlin protégez le (de moi)
"vous avez une autre salle ?"
"... nan..."
Merlin protégez le et ses générations futures.
"ok... mercredi même heure?
"... ouais, 17h30 - 18h30"
"... MEME HEURE, 19h!"
"... ah ouais... nan..."
"... et dans la semaine?"
Merlin...
"... heu... nan, rien avant mardi...."
"...ok, je vais me débrouiller, bonne soirée"
Ton froid, sans être polaire.
"... mais heu... la salle ce soir... vous l'annulez...?"
...
"AH BEN A MOINS QUE VOUS AYEZ DE LA LUMIERE???"
"ah ben nan, c'est pour ça qu'on vous a appelé..."
...
...
"BEN OUI TU L'ANNULES!
"...ok..."
"au revoir"
"... ouais salut..."

Voila.
Du coup, le CA s'est déroulé, comme de par hasard et de par habitude à l'étage du McDo Louvre.
Oui, le BDE va vous faire garder la ligne.

Lo, a un peu mal à la gorge, à la tête, et au ventre