dimanche 23 août 2009

Chu Teh-Chun au musée Guimet

Par ce chaud après-midi d'août (la fraîcheur est déjà repartie), j'ai suivi un ami au musée Guimet.

Au musée Guimet pour y voir De neige d'or et d'azur, une exposition consacrée à Chu Teh-Chun, céramiste chinois contemporain ayant travaillé à Sèvres. Alors que les choses soient bien claires, non je n'aime pas la céramique, je n'aime pas l'art chinois plus que ça, préférant la peinture japonaise ou la sculpture cambodgienne. Mais l'annonce de l'exposition donnait envie... Et je n'ai pas été déçue.
L'exposition débute au deuxième étage des collections, pas l'installation de céramique au beau milieu des vases ming. Choix judicieux, puisque les formes et motifs des œuvres de Chu Teh-Chun s'inspirent directement des productions de cette dynastie chinoise.
L'exposition continue au troisième, sur le palier, et se termine dans la rotonde des laques. Là, il faut bien entendu savoir ce qu'est la rotonde des laques, et manque de chance, aucun de nous n'y a jamais mis un pied. Enfin cela dit, l'accès n'est pas très compliqué, il suffit de suivre les escaliers. Donc la fin de l'exposition se situe dans cette rotonde du quatrième étage, où le scénographe s'est manifestement beaucoup amusé. Des vases, plein de vases, trop de vases même, disposés sur des socles à différentes hauteurs et en arc de cercle. Comme la personne qui m'accompagnait me l'a fait remarqué, c'est un peu con des oeuvres en ligne quand elles prônent le mouvement et la 3D... C'est donc un étalage de vases sur fond blanc. Mais bien que les vases soient vraiment splendide (à tel point qu'on en aurait bien ramené chacun un dans notre appartement), c'est la muséographie qui est intéressante ici.

Tout d'abord, le plafond. Une magnifique coupole, sur laquelle sont projetés des spots bleutés reproduisant les motifs des vases de Chu Teh-Chun. De quoi donner une ambiance toute particulière. Enfin moi, ça, plus la clim, je pense plutôt à la banquise qu'à la manufacture de Sèvres, mais passons!
Ensuite, un écran vertical disposé au centre des œuvres diffusant des gros plans de l'artiste au travail : mains, pinceau, dégoulinures de peinture... Tout ce qui fait la philosophie du souffle chinois transposé sur un vase...
Puis une autre petite salle où, sur le mur du fond, défilent des photographies des vases exposés. L'intérêt ? Heu... Réussir à trouver par quel vase on a commencé à regarder! Comme mine de rien ils se ressemblent tous, ça peu prendre du temps.

Donc malgré ce petit raté muséographique, l'exposition est très intéressante, et marque bien la nouvelle volonté du musée Guimet de s'ouvrir à l'art asiatique contemporain. Et puis on le répète, les vases feraient très joli sur l'étagère!

Lo, qui après a bu une limonade en face de la Tour Eiffel

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