samedi 31 octobre 2009

Being Human - Saison 1


This is Halloween, everybody make a scene, trick or treat till the neighbors gonna die of fright
It's our town, everybody scream! In this town of Halloween.


Oui, l'article qui suit est de saison. Parce que délaissant la chose, j'ai suivi les conseils de France Culture, du Monde et de Griffouine (que de la bonne critique donc) et me suis laissée happée par la première, et pour l'instant unique, saison de Being Human.
Being Human est une série britannique. Et je dois bien dire que depuis un certain temps, leurs séries fantastiques ont tendance à dépasser celles qu'on peut trouver de l'autre côté de l'Atlantique. Sauf si bien entendu, comme moi, on prend la transformation de Chuck Bass en être gentil et débordant d'amour, pour un mauvais sort jeté par une armée d'extraterrestres. Mais passons.
Donc en tant que bonne série britannique (oui, c'est une bonne série, pas besoin de faire trainer le suspens plus longtemps) Being Human manie le fantastique, le naturel, et l'humour british à la perfection.

Le fantastique. Parce que le pitch, c'est ça : un vampire, Mitchell, et un loup-garou, George, meilleurs amis du monde de par leur condition d'êtres pas tout à fait naturels, se voient contraint mais pas forcément forcé, de cohabiter dans une maisonnette de Bristol. Sauf que dans la maison vit déjà Annie, gentil fantôme du coin.
Si la série reprend légèrement les codes habituels du genre (des gentils monstres, des méchants monstres, et des monstres qui se tapent dessus pour le bien de notre humanité à nous pauvres mortels), elle s'attardent beaucoup plus sur la vie des trois personnages principaux que sur l'éternel combat entre le Bien et le Mal. Being Human est une série montrant comment trois personnages marginaux tentent de s'intégrer dans l'humanité qui les entoure. Oui, à cela près qu'ils sont morts et/ou victimes de malédiction.
Oui, je sais, vampire/loup-garou = Twilight. Erreur jeunes gens! Certes, la série de Toby Haynes fait évoluer les vampires en plein jour, mais eux ne brillent pas, ne sont pas forcément des statues de marbre sculptées pas Michel Ange ni des beautés divines. Et grosse différence, les loups-garous britanniques sont de vrais loups-garous, ils ne se transforment qu'à la pleine lune! Bon, les effets spéciaux de la transformation sont plus à rapprocher des premiers épisodes de Buffy que du dernier Twilight, mais on leur passera ce petit moment d'égarement, ça ne dure que quelques minutes sur l'intégralité de la saison.

Du naturel. Parce que ça reste une série britannique. Tout d'abord, les acteurs sont des vrais gens. Cela dit, Aidan Turner, alias Mitchell, est loin d'être désagréable à regarder. Mais pour le reste, ce sont des acteurs on ne peut plus normaux. On regrettera juste le changement de deux des acteurs principaux entre l'épisode pilote et le reste de la saison, bien que je le répète, Aidan Turner ne soit pas désagréable à regarder, et verse beaucoup moins dans le cliché je-suis-un-vampire-torturé que son prédécesseur.
La série se déroule entre l'hôpital où George et Mitchell sont respectivement brancardier et homme de ménage, pas de superbe chirurgien blond qui opère dans une magnifique clinique immaculée, suivez mon regard, et leur maison décrépie d'une rue pas plus folichonne de Bristol. Un brin de réalisme social britannique donc. Et une bonne dose d'humour très fin, dont George est le garant.

Voila. Si vous ne savez pas quoi faire durant les longues soirées fraîches qui s'annoncent, la saison 2 est prévue pour le mois de janvier!

Lo, en vacances dans le Nord


illu

vendredi 30 octobre 2009

Naissance et déjà mort d'une étoile ?

Comme je n'ai pas grand chose à me mettre sous la dent, et que je doute que mes séances de shoppings lilloises vous passionnent, j'ai décidé, en ce vendredi soir perdue au beau milieu des Flandres, de continuer sur la lancée twiligthienne. Non, je ne l'ai toujours pas fini, et je compte bien terminer Being Human ce soir. Mais en attendant, voici la dernière nouvelle choc des news people.

Tout d'abord, je tiens à préciser que je sors cette information du très complet et sérieux magazine d'investigation culturelle qu'est Glamour. Certes, il lui est arrivé une fois de me faire défaut, mais depuis, le bougre se rattrape bien, en me livrant quotidiennement un lot d'informations capitales à ma survie. Comme le fait que Lindsay ait un petit ami. Crazy, isn't it ?
Donc ma grande nouvelle : Robert Pattinson arrêterait le cinéma. Voui madame. Il l'a dit. « je ne sais pas si je peux être un acteur pendant si longtemps. Je ne sais pas si je peux être quelqu’un d’autre. Si je commence à faire du mauvais travail, je ne m’acharnerai pas à continuer ».
Oui, je sais ce que vous allez me dire. Avait-il réellement commencé le cinéma ? Loin de moi l'idée de dénigrer la Coupe de Feu, mais il faut bien avouer qu'à côté de Maggie Smith, Allan Rickman ou Brendan Gleeson, il ne fait absolument pas le poids. Quant à T., voila quoi...

Donc la question se pose : doit-il arrêter, parce que bon, si il ne joue plus, on ne va pas en mourir, loin de là! Ou au contraire, doit-il persévérer et tenter de s'améliorer ? Parce que nous sommes bien d'accord qu'il ne peut pas faire pire, si ?

Bref, du grand journalisme d'investigation au cœur du plus pur cinéma hollywoodien, autour de la vie d'un acteur digne de Cary Grant. Rien que ça!

Lo, honteuse de publier ça

jeudi 29 octobre 2009

Pattins...lip ?


Je pense me passer de tous commentaires, parce que même avec la meilleure volonté du monde, je ne saurais quoi dire là dessus.

Lo, quand même pliée en deux là

RATP : Rentre Avec Ta Poussette

Une fois de plus, la note quotidienne n'aura pas le moindre impact sur votre vie culturelle. Nous dirons que la semaine dernière valait pour les quinze ans à venir. Non, celle d'aujourd'hui parlera de ma vie à moi, de ses malheurs, et vous fera vous sentir incroyablement chanceux, croyez moi.

Là, je suis dans le Nord. Le Nord, le pays des terrils, des ercédès Tourcoing, de la chicoré, et de quatre équipes de foot en ligue 1. Certes, pas forcément pour très longtemps, mais passons.
Je suis dans le Nord donc. Mais y arriver est une sorte de rite de passage, comme rentrer au pays après avoir passé cinq ans dans la jungle à manger des racines et combattre des lions. Pareil. Sauf que là, les épreuves sont adaptées à la vie moderne. Dommage me direz vous, un lion au beau milieu des rues de Paris, ça aurait été tout de même un peu plus classe.
Non, à Paris les épreuves, les dures, les vraies, celles qui vous mettent les nerfs en pelote au bout de trois malheureuse minutes et vous font tresser la corde pour vous pendre, celles là ne sont causées que par une seule entité : la RATP.

Etrange hein ?

Donc la RATP, aujourd'hui abréviation de Rentre Avec Ta Poussette.
A 13h52 très précisément, je me suis faufilée dans un bus vide, avec ma grosse valise pleine de draps à laver chez maman, pour me rendre gare du Nord (oui parce que je suis dans le Nord), soit une heure pile avant le départ du train. Je suis large. Même le temps de mettre autre chose qu'une jellaba avant de retirer mes billets de train.
Oui mais non. Parce que ça, c'était en oubliant totalement que nous sommes en plein milieu des vacances scolaires. Et que du coup, dans le bus, en plus des grands mères qui rechignent parce que vous prenez un peu trop de place avec votre sac à poil, il y a les ados qui trainent d'un arrêt de bus à l'autre, les mamans qui emmènent untel au foot et l'autre au gouter d'anniversaire de bidule, et... les poussettes.

La poussette... Merveilleuse invention à quatre, voire trois roues soyons fous, permettant à maman ou tout autre personne ayant la responsabilité d'un humain miniature de promener le dit-être, tout en ne devant pas porter/traîner/courir après la chose.
La poussette, normalement, c'est fait pour rouler sur le trottoir. Sauf que des fois, par un temps digne d'un mois d'avril au soleil, il arrive que des mamans ne se sentent pas le courage de faire 200 mètres en poussant bébé. Donc elles montent dans le bus.
A en croire la réglementation de la RATP, dans le bus, c'est deux poussettes dépliées. Oui, ben aujourd'hui c'était trois. Trois poussettes, deux landaus et une poussette canne, youpi, il reste une demi-heure de trajet. J'inspire. Je bloque. Je souffle. J'inspire. Je bloque. Je souffle. Et je mets Hendrix à fond. Bébé dort ? Je m'en fous, ça n'est pas le mien. A ce rythme, je pourrais presque tenir.
Jusqu'à ce que je me fasse copieusement enguirlandée parce que ma petite valise toute légère empêche une quatrième poussette de rentrer... A jumeaux la poussette!

Finalement, landau numéro un est sorti, poussette pleine de gosses est rentrée, grand mère numéro un continuait à râler. Et moi, il ne me restait que quinze minutes pour prendre mon train.

Bon, rassurez vous, je l'ai eu le train. Tout pile, mais je l'ai eu. Et même que je voyageais en première. Entourée de grand-mères.

Lo, sent encore la naphtaline

mercredi 28 octobre 2009

note du jour

Ce soir, je suis au regret de vous dire que je n'ai rien, pas une chose palpitante, nada, à raconter. Le néant total.
Non, je n'ai toujours pas fini Twilight, non, je n'ai toujours pas fini Being Human, non, je n'ai toujours pas fini La notion et la protection du patrimoine, mais je vous assure que je m'acharne sur les trois à la fois. Certes, le dernier moins que les autres, et non, l'examen n'est pas dans moins de deux mois, du tout!

Lo, et pis zut

mardi 27 octobre 2009

Ciné Club de l'Ecole du Louvre, séance 2 : L'homme à la caméra, Vertov


Ce soir avait lieu à l'Ecole la deuxième séance du Ciné Club, avec pour affiche l'homme à la caméra de Dziga Vertov.
Pour les incultes, et tous les autres il faut bien l'avouer, l'homme a la caméra est un chef d'œuvre documentaire, tourné en Russie à Odessa en 1929. C'est donc un film soviétique, muet, en noir et blanc, sans acteur, sans scénario, sans texte. Rien. Juste des images qui défilent les unes après les autres pendant 1h10.
Présenté comme ça, forcément, ça n'est pas vendeur. Mais.

Oui parce qu'il y a toujours un mais, sinon je ne vous en parlerai pas, déjà, et puis sinon il n'y a pas de suspens, pas de rebondissement, les lecteurs s'ennuient à mourir, bref, il n'y a plus personne à la fin de l'article, et j'écris dans le vide et...

Donc. L'homme à la caméra était ce soir présenté par Jean Pierre Touati, spécialiste de la question et du cinéaste, prof à la Femis et autre, et par une étudiante de l'Ecole. Ce qui aurait pu sembler long et tiré par les cheveux et un tantinet métaphysique... l'était. Mais pour une mordue d'histoire du cinéma comme moi, ça valait le coup. Largement.
Le film quant à lui est un véritable bijou. Les images, comme là si bien expliqué Valentine, l'une des organisatrices des séances, présentent une journée type dans la ville d'Odessa, au travers des différentes couches de la société. Chaque scène est très courte, quelques secondes tout au plus, mais d'une qualité impressionnante.
Mais c'est le montage qui donne au film tout son intérêt. Fait avec les moyens du bord, c'est à dire une paire de ciseaux et un tube de colle, il n'en est pas moins très moderne : des séquences très courtes, s'enchainant avec une rapidité parfois déconcertante, des superpositions d'images, ... En bref, un film vraiment beau. A tel point qu'on en oublierait presque de regarder ce qu'elles montrent, la vie d'il y a 80 en Russie.

Lo, qui maintenant joue les dialogues devant le Roi et l'Oiseau

lundi 26 octobre 2009

McDo, venez comme vous êtes

C'est désormais officiel, le BDE de l'Ecole du Louvre a désormais son quartier général au McDo de la rue des Pyramides.

Comment en est-on arrivé à cette conclusion ? Par un heureux concours de circonstances...

Tout commence il y a deux semaines, quand nous appelons la Maison des Initiatives Etudiantes pour réserver une salle afin de tenir notre premier conseil d'administration. Tout roulait, nous avions la salle du conseil de 19h à 22h, tout était fin prêt, nickel.
Le temps passe.
Ce lundi, alors que je décide d'initier ma Choupette à l'architecture du Moyen Age en traînant la poussette sur l'île de la Cité, je reçois un coup de téléphone, m'annonçant que la salle que j'avais réservée est hors service pour cause d'une panne d'électricité à la MIE...
Poisse.
Ni une, ni deux, je cours, poussette dans une main, tétine dans l'autre, sur les pavés, à travers le 4e arrondissement pour rejoindre l'appartement, je hisse la gamine en haut de ses six étages, je la laisse à la surveillance du chat, et je rappelle la MIE.
Et là, c'est le gag.

Donc rien que pour vous, voici la transcription EXACTE, et j'insiste sur ce dernier point, de la conversation :
"Oui, ici Eloïse du BDE de l'EDL, je fais suite à votre appel d'il y a 10 minutes à propos de l'annulation de notre salle"
"quoi?...ah... ouais"
Merlin protégez le (de moi)
"vous avez une autre salle ?"
"... nan..."
Merlin protégez le et ses générations futures.
"ok... mercredi même heure?
"... ouais, 17h30 - 18h30"
"... MEME HEURE, 19h!"
"... ah ouais... nan..."
"... et dans la semaine?"
Merlin...
"... heu... nan, rien avant mardi...."
"...ok, je vais me débrouiller, bonne soirée"
Ton froid, sans être polaire.
"... mais heu... la salle ce soir... vous l'annulez...?"
...
"AH BEN A MOINS QUE VOUS AYEZ DE LA LUMIERE???"
"ah ben nan, c'est pour ça qu'on vous a appelé..."
...
...
"BEN OUI TU L'ANNULES!
"...ok..."
"au revoir"
"... ouais salut..."

Voila.
Du coup, le CA s'est déroulé, comme de par hasard et de par habitude à l'étage du McDo Louvre.
Oui, le BDE va vous faire garder la ligne.

Lo, a un peu mal à la gorge, à la tête, et au ventre

dimanche 25 octobre 2009

Quand la Préfète en Chef ambitionne de travailler à Gringotts

Ce matin, prise d'un élan d'énergie hors du commun, résultat d'un changement d'heure et de deux nuits de sommeil excédant les huit heures, j'ai accompli ma première grande tâche en tant que chef suprême. J'ai joué à la marchande.
Demain a lieu la première grande réunion du BDE, et avec elle le vote du budget pour l'année à venir. Qui dit vote du budget, dit budget tout court... Sauf que contretemps impliquant une arme blanche aidant, le budget n'a pas été fait.
C'est donc fraiche et pimpante (et caféinée) que je me suis posée à 10h ce matin devant une merveilleuse feuille de calcul, afin de pondre un semblant de budget pour demain, 19h. Oui sauf que moi, des budgets, je n'en ai jamais fait de ma vie, et que question argent, je suis plus fourmi que cigale. Bref, ça ne présageait que du bon.

Oui, mais.

En fait, gérer un budget prévisionnel, c'est comme jouer à la marchande. Sauf que le porte-monnaie est plein de subventions et d'adhésions, et que les tomates sont remplacées par la facture de téléphone, et le poulet par des allers-retours Paris-Chartres.
Bon... Oui, je suis Préfète en Chef, pas Bill. Il y a donc des cases vides, et quelques 200€ qui se baladent un peu dans la nature de mon tableur, attendant de savoir où atterrir. Mais je dois dire que pour une première, je suis plutôt fière!

Lo, pingre

samedi 24 octobre 2009

Au rayon ado

Je suis actuellement en train de peiner pour finir Twilight, volume 3. Mais une fois que j'aurais fini, il ne m'en restera qu'un seul... Drame! Qu'est-ce que je vais bien pouvoir me mettre sous la dent, sans mauvais jeu de mots ?

Et bien ce matin, j'ai eu la réponse en lisant le blog de Myschka :

Et après avoir vu quelques épisodes de chacune des deux séries, je peux affirmer sans aucun doute qu’à mes yeux, Being Human est vainqueur par KO, et de loin. Les deux séries parlent (entre autres, pour Being Human) de vampires, mais la chose est traitée de façons très différentes. Vampire diaries fait penser à Twilight (le vampire emo-dark qui tombe amoureux de la belle humaine emo elle aussi, et qui a forcément vécu un traumatisme sinon c’pas assez dark), avec des relents de teen-movie à l’américaine. Being Human pulvérise les clichés en réussissant à être à la fois drôle et profond, le tout avec subtilité (et une bande-son qui déchire sa tantine en short lamé, pour ne rien gâcher, quand Vampire diaries ne nous épargne aucun cliché non plus de ce côté-là – genre Placebo avec la reprise de Running up that hill, histoire de bien montrer, si on n’avait pas encore compris, que les héros étaient sooooo tortured par la life tu comprends) (bon cela dit j’aime bien cette reprise, mais quand même, leaule). Bref, pour moi le choix est fait, la série brittone bat à plates coutures la série étatsunienne.

Franchement, si vous ça ne vous donne pas envie de regarder, je ne sais pas ce qu'il vous faut!

Lo, va tenter de finir T.

vendredi 23 octobre 2009

Fiac, Paris, 2009, Grand Palais


Et aujourd'hui, le grand show. Le Grand Palais et sa verrière pour la foire d'art contemporain. THE endroit de l'art qui veut à la fois tout dire et ne rien représenter du tout. Bref, la fiac quoi.

Tout d'abord, quand tu te pointes à la fiac Grand Palais, tu es plus que ravie de pouvoir brandir ton invitation, et ainsi d'éviter les heures de file d'attente qui s'étale le long du Grand Palais. Certes moins que pour la vente Berger-Saint Laurent, mais tout de même, mes pieds en-escarpinisés ont apprécié!
Puis l'entrée sous la verrière. Comme à chaque fois, l'endroit fait un petit quelque chose. C'est grand, c'est beau, et mieux, ça brille sous le soleil qui daigne nous saluer une fois par semaine ces derniers temps.
Mais très vite, je prends conscience d'une chose : la fiac Grand Palais, c'est totalement différent de la fiac Cour Carrée. Et pas dans le sens où je l'avais imaginé...

Du point de vue de la population, la fiac Grand Palais semble tout de suite plus grand public. Bon, grand public huppé, certes, il faut tout de même les débourser les 28€ d'entrée! Mais il y a plus de touristes, plus d'étudiants, plus de gens comme vous et moi, qui font tout de même leur marché, il faut bien l'avouer. En bref, un espace un peu moins confidentiel que la Cour Carrée. En même temps, la Cour Carrée... ça reste perdu au milieu du Louvre quoi...!

Pour ce qui est des œuvres, c'est un peu la même chose. Ce qui est exposé/vendu au Grand Palais est beaucoup plus accessible que les œuvres du Louvre. Accessible sur la forme et le fond, pas sur le prix, bien au contraire. Car au Grand Palais, on ne croise quasiment que des grands noms de l'art moderne et contemporain. Du Soulage, du Picabia, du Kimsooja, du Pierre & Gilles, du Viallat, du Kirchner, et on peut même se payer le luxe de s'offrir un Grosz (certes hideux) pour 18 000€.
Beaucoup de photographies aussi, pas mal de peintures, et qu'elles soient figuratives ou non, elles n'étaient ni moches, ni incompréhensibles, et peu d'installations. D'ailleurs, j'ai eu pas mal de coups de cœur au cours de ma balade artistique... Pour Boltanski, pour Peter Blake, et pour un tableau en tranches de pain de mie. A ce propos j'ai remarqué que les artistes contemporains prennent en compte les conditions de conservation et restauration de leurs œuvres dans la réalisation : ce tableau est la seule œuvre que j'ai pu noter en matériaux périssables!

Lo, se serait bien acheté une ou deux photos

jeudi 22 octobre 2009

Cocteau-Marais, par Jean Marais et Jean-Luc Tardieu


Ce soir, je suis allée voir la pièce de Jean Marais, Cocteau-Marais, au Studio Théâtre de la Comédie française. Comme certaines doivent encore aller voir cette pièce, je ne dévoilerai pas tout.
Mais Jacques Sereys, unique acteur de ce monologue de plus d'une heure trente, mérite des éloges. Tout d'abord, il tient cette pièce du début à la fin, sans sourciller, comme si raconter ce texte était pour lui la chose la plus naturelle du monde. Ensuite, il vit véritablement la pièce, il devient Cocteau en moins de deux secondes. Et enfin, quand il demande au public de faire semblant de pleurer, il n'a pas besoin... Je pleurais déjà.

Lo, écoute du Satie

P.S. Non, je ne parle pas du Studio Théâtre, de la moyenne d'âge de 60 ans, des toussotements et bâillements du début à la fin de la pièce, ça serait casser toute la magie!

Fiac, Paris, 2009, Cour Carrée


Après un galop d'essai hier soir, je suis entrée aujourd'hui dans la cour des grands, la fiac. Et histoire d'y aller progressivement, j'ai commencé par la Cour Carrée. La même qu'on arpente en long, en large, et en travers au cours de notre deuxième année à l'Ecole du Louvre pour y étudier façade et sculptures. Sauf que là, c'était vidéo, photo et installations.

La fiac, c'est un monde à part, un univers très particulier où, bien qu'il ne soit pas obligatoire, le dress code chic, in and modern art est de rigueur. Avec mes collants prune et mon sac à poils, j'avais tout bon. Restait maintenant à évoluer dans cet espace.
La premier chose à faire, est d'adopter une stratégie de parcours. Soyons clairs, l'espace est un carré, avec plein d'allées, tellement qu'on risquerait d'en louper, et que poussette oblige, je ne disposais que d'une heure et demi. Rude. J'ai tout d'abord entrepris de faire le tour extérieur du grand carré, avant de revenir vers les allées centrales, de contourner l'espace lunch au centre, puis de tourner en rond, parce que à force, on s'y perd...
Cela-dit, au bout d'une heure et vingt bonne minutes, je pense avoir réussi à traverser l'ensemble de l'espace, en m'arrêtant plus ou moins longuement dans les stands... Parce que franchement, les œuvres sont intéressantes, voire même jolies pour beaucoup. Si j'avais eu 800€, je me serais même offert une photo, bien que mon coup de cœur reste pour les œuvres de Taroop & Glabel.
A la fiac, il y a aussi des grands noms de l'art contemporain, et l'américaniste que je suis était fort ravie de pouvoir en reconnaitre plus d'un! D'accord, avant la Nuit Blanche, ils auraient été pour moi d'illustres inconnus... Au moins, cette expérience aura servi à quelque chose!

Mais en plus des œuvres, à la fiac Cour Carrée, on croise des choses étranges. Par exemple, on peut avoir dans son champ de vision un chargé de TD sculpture qui explique la façade du Pavillon de l'horloge à des étudiants, et un guide qui explique aux visiteurs de la fiac pourquoi c'est untel qui a eu le prix Duchamp en telle année.
A la fiac, il est aussi de bon ton de boire de l'eau en brique. Oui oui, en brique tetrapack, en carton, avec un bouchon. Le truc qui ne sert strictement à rien, nous sommes bien d'accord là dessus.
A la fiac, comme à Art Elysées, on croise des animaux en plastique. Moins, certes, mais des animaux tout de même.
Enfin, à la fiac, Agnès B. fait fureur, avec une tête élamite et un Ebih Ill, oui oui, le vrai, en morceaux de canette. Rien que ça. Et rien que pour ça, ça vaut le coup d'y aller (gratos, faut pas déconner non plus!)

Lo, demain Grand Palais

mercredi 21 octobre 2009

Vernissage Art Elysées, enfin!



CA Y EST!
Après une tentative avortée et une autre qui ne valait pas beaucoup plus, j'ai enfin participé à un vernissage qui ressemblait de près, comme de loin, à un vernissage. Ce soir, accompagnée de Vivien, je me suis rendue à Art Elysées, foire d'art moderne et contemporain se déroulant sur les Champs, en marge de la fiac.

Art Elysées, ce sont deux très longues tentes, disposées sur les Champs, entre la place de la Concorde et le Petit Palais. Dans ces tentes, plus de quatre-vingt emplacements loués à des galeristes qui viennent y vendre leurs artistes. Oui, Art Elysées, c'est un marché géant.
Mais un marché géant qui a de la classe. Qui a de la moquette au sol. Qui n'est fréquenté que par gens bien habillés. Où les produits ont plus de trois zéro. Où des serveurs distribuent petits fours et punch. Et où on ne sait pas si ce qu'on regarde est vraiment bien... ou pas.
Parce des oeuvres, il y en a un paquet... et un paquet très hétérogène. Des valeurs sures (Viallat, Villéglé, voire Léger, Matisse ou Picabia), des choses jolies, un paquet de belles photos, et des choses plus complexes.
Cependant, le carton d'invitation et le plan de l'espace d'exposition avait oublié de mentionner une chose : que l'espace se confondait avec Animland. Car le thème de cette année est résolument animalier. Certains ont sortis les crocodiles en plastique de toutes les couleurs, d'autres les gros chiens en résine noire, quand d'autres encore osent le tout pour le tout en exposant de grands éléphants roses. Classe. Très classe.

Et pour rajouter à tout ça, entrer dans une galerie pour embrasser la personne qui y travaille, pendant que l'artiste vend ses oeuvres, ça en jette.

Lo, enfin!

Tintien, Tintoret, Véronèse... Rivalités au Louvre

Alors que dehors il pleut, il pleut et qu'il pleut encore, rendant toute tentative de shopping et de bonne humeur totalement improbable, j'avais décidé d'aller dans un musée. Au Grand Palais pour être plus exacte, afin de voir à quel point Renoir au XXe est nulle.
Sauf que j'étais dans le Carrousel, qu'il pleuvait, et que j'avais mal aux pieds... Du coup, Liz et moi sommes partie dans les tréfonds du Louvre voir THE exposition du moment (paraît-il), Titien, Tintoret et les autres.

En plus du froid, du gris, de la pluie, le bruit courrait que ça ne valait sûrement pas le battage qu'on faisait tout autour. Le genre de petits commentaires qui prédisposent bien à la visite.
Mais faisait fi de tout ça, des armées de mômes braillant sous la pyramide (oui, nous sommes mercredi, le jour des enfants... vous en foutrais moi...), des petites vieilles aux parapluies et cannes goutant sur le sol, nous nous sommes avancées vers la file d'attente, et son panneau "à partir d'ici, 15 minutes d'attente". Moins que pour Space Mountain ou la potion magique.
Sauf que Venise, grosse menteuse.
40 minutes plus tard, une tentative plus ou moins réussie de self-contrôle, quelques petits chouinements, et un "oh Loyrette!" plus tard, nous avons mis les pieds dans l'exposition.

L'exposition. Des tableaux, il parait, devant lesquels siège un groupe par salle. Donc des tableaux, nous n'avons pas vu grand chose (pas de recul, plein de reflets, moins bien exposés que dans les salles...). Et puis ça n'est pas comme si la peinture vénitienne du XVIe ne nous transcendait pas à la base...
Par contre, les textes explicatifs sont intéressants : en caractère gras, les informations capitales. Du coup, pas la peine de lire le reste! Ce qui te permet de passer moins de temps dans l'exposition que dans la file d'attente, et ça, c'est grand!

Lo, a particulièrement apprécié le bleu layette

mardi 20 octobre 2009

Doctor Who - Saison 4


Actuelle dernière saison de Doctor Who, cette saison 4 est peut-être bien ma préférée... Certes, la formule est toujours la même. Mais cette fois-ci, le Docteur voyage avec Donna Noble, secrétaire moyenne, mais hautement sympathique, et bien plus drôle que Martha Jones. Rose reste ma préférée, mais ça, c'est parce que je suis une fille... un peu trop fille.

Bref, revenons à Donna! Donna n'est pas une jeune fille, Donna est rousse, Donna vit chez sa mère avec son grand-père, et Donna n'a pas sa langue dans sa poche, surtout pas devant le Docteur. Ce qui donne des situations assez drôles, en particulier dans le premier épisode de la saison, lorsque victime d'une attaque d'Adipose (les aliens les plus mignons jamais vus), le Docteur et Donna sont surpris en pleine conversation par une bande de terroriste.
Donna est aussi beaucoup plus humaine que Martha, plus drôle, moins intelligente... plus normale, alors que son rôle est bien plus important.

Mais la saison 4 est intéressante bien au delà du personnage de Donna. Contrairement aux trois saisons précédentes, la dernière est construite d'un seul bloc, et des indices amenant au dénouement sont semés du premier au onzième épisode. En particulier le personnage de Rose qui apparait en arrière plan à plusieurs reprises.
Presque un retour aux sources donc. Avec l'omniprésence de Rose, le retour de Martha, de Sarah Jane et de Jack, mais aussi de Mickey, Jackie, Ianto et Gwen. Et les Daleks. Plus on est de fous, plus on rit!
Enfin... Je dois bien avouer que les trois derniers épisodes ne sont pas, et de loin, les meilleurs... Alors que le final de la saison 3 valait presque à lui seul la série, le onzième épisode et le retour de Bad Wolf laissait présager un final à la hauteur du précédent. Raté. Il y a un peu trop de monde, un peu trop de blabla technique, un peu trop de musique, et même Jack n'arrive pas à relever le tout. C'est dire! Certes, j'attendais LA scène d'amour (si on peut appeler ça comme ça...) depuis deux saisons, mais quand même, on en reste déçu.
Et puis... on sait que David Tennant ne restera plus que pour quelques hors-série, et ça, c'est bien triste...

Lo, doit se trouver une nouvelle série

Vernissage au musée d'Orsay : Ensor

Ce soir, Vincent m'avait gentiment donné une invitation pour le vernissage de l'exposition Ensor au musée d'Orsay. Ca tombait plutôt bien, j'adore Ensor, et après l'exposition d'hier, n'importe quoi pouvait relever le niveau.

Raté.

Parce que pour ça, encore eut-il fallu que je la vois, l'exposition! Car une fois arrivés devant l'esplanade, nous avons suivi la file d'attente... encore... encore... pris quelques virages, changés trois fois de rues, pour enfin en voir le bout.
Là, les uns sont directement montés dans le bus, les autres sont allés boire un verre, et personne n'aura vu d'exposition.

Demain, vernissage d'Art Elysée, ce coup-ci, on y croit!

Ou pas.

Lo, va aller au Louvre, ça c'est une valeur sure...

lundi 19 octobre 2009

Vernissage aux Galeries Lafayette : Antidote 5, sortie hautement culturelle


Ce soir, Vincent et moi étions en mission représentation du BDE au vernissage de la nouvelle édition de Antidote, rendez-vous annuel d'art contemporain aux Galeries Lafayette.
Galeries Lafayette rimant avec glamour et paillettes, nous étions fins prêts pour ce haut événement culturel.

Raté.

Exposition d'art contemporain, certes. Tellement contemporain, que même les cartels explicatifs étaient alambiqués, pour ne pas dire incompréhensible, voire totalement "je me fous de votre gueule"...
Les oeuvres m'ont parues totalement obscures, hermétiques, et tout un tas d'autre trucs au travers desquels on ne voit rien. Et pourtant, je ne suis pas, et de loin, la plus réfractaire à l'art contemporain, même que j'aime ça. C'est dire...

Mais une fois ce choc esthétique, ou plutôt l'absence de choc, passé, on admire la faune locale. La faune qui est venu boire une coupe de champagne aux frais des galeries (mais sans les petits fours, la totalité du budget bouffe ayant été dépensée pour David Lynch...), et non admirer les oeuvres. Parce que mine de rien, Vincent et moi sommes très certainement parmi ceux qui ont le plus regardé les objets et autres trucs exposés. Sauf peut-être la dame qui a bousculé une vitrine et donc fait tombé la bouteille de larmes artificielles qui se trouvait à l'intérieur... A croire qu'on ne leur a jamais appris qu'une oeuvre ça se fixait au socle...

Donc voila, maintenant, notre mission est de vendre l'exposition aux élèves de l'Ecole, et ça n'est pas gagné...

Lo, qui débute une semaine marathon art contemporain!

dimanche 18 octobre 2009

Muséographie ministérielle

Le Ministère de la Culture est une entité particulière. Si bien des citoyens français ne connaissent pas son utilité, et encore moins son action, ils sont bien moins nombreux à savoir où il se situe. Certains le casent Place de la Concorde, d'autre vont jusqu'à ignorer qu'un tel ministère ait besoin de murs et de tables.
Le Ministère de la Culture est divisé en deux bâtiments, distants d'une centaine de mètres l'un de l'autre, dans le premier arrondissement de Paris. Le plus prestigieux (et surtout moins moche) des deux est une des ailes du Palais Royal, magnifique demeure construite au XVIIe siècle, abritant aujourd'hui le Conseil d'Etat, la Comédie Française, des boutiques de luxes, un adorable jardin, et des oeuvres d'art contemporain que certains déboulonneraient bien.

Bon, ce petit cours d'histoire des institutions passé, passons à la chose qui nous intéresse aujourd'hui, les vitrines. Car comme je l'expliquais plus haut, ceux qui ont suivi auront réalisé que Palais Royal = vieux bâtiments = pas de transformations barbares = on garde les arcades. Et sous ses arcades, le Ministère a aménagé des vitrines, dans le prolongement de celles des boutiques de luxe mentionnées plus haut. Et comme les Galeries Lafayette, ces vitrines font l'objet d'expositions particulières, déjà présentées sur ce blog.
Oui, mais la grande différence entre une institution pour le moins en difficulté peoplitico-culturelle par un séisme littéraire vieux de cinq ans, et LE magasin français par excellence, ça reste le glamour. Et bien pour fêter ses 50 ans d'on ne sait trop quoi, le MCC a décidé de remédier à ce fait. Place à des vitrines mettant en scène la mythique petite robe noire, sur tout un jeu de variations.

Le thème, facile à comprendre, pour le touriste de base, le Parisien branchouille venu passer un dimanche après-midi assis sous les arbres du jardin, ou l'étudiante en muséologie venue admirer un type d'exposition particulier.
La muséographie, elle, offre toute une gamme des choses à éviter. Prenons un exemple. La petite robe noire, à votre avis, elle est de quelle couleur ? Violette, raté, mais ça n'était pas loin. En effet, la petite robe noire, comme son nom ne l'indique peut-être pas forcément, est noire. Et oui. Donc, un bout de tissu noir, si on veut le mettre en valeur, on aurait tendance à dire qu'il faut le mettre devant un fond clair, avec un éclairage de face, parce que sinon, ça fait contre-jour. Oui, c'est ce qu'on aurait fait si on avait eu quelques petites notions de muséo... en fait, quelques notions de bon sens tout court. Et bien non. Au Ministère, ça donne une robe noire, sur fond noir, dans une vitrine extérieur, sans éclairage. Et là, c'est le drame.

Et c'est parti pour une bonne douzaine de vitrines, allant de la moins bien réalisée, à la moins pire, en passant par le peut mieux faire.



Enfin, on remarquera qu'au Ministère de la Culture et de la Communication, comme au BDE, le papier blanc pour imprimante n'existe plus, et que le seul moyen de réaliser des cartels est de piquer un vieux bout de contre-plaqué et un pinceau sur le chantier d'à côté!

Lo, se voit bien scénographe ministérielle

samedi 17 octobre 2009

Petit guide à l'attention des futurs libraires

C'est bien connu, avec un master d'histoire de l'art et de muséologie, on peut faire n'importe quel métier, et libraire est très certainement l'un de ceux qui s'éloigne le moins de notre domaine de prédilection. Cependant, avant de se lancer à corps perdu dans le monde impitoyable de Dallas-Livre, il convient de mettre quelques petites notions de rangement de livres au point. Et fort heureusement, votre investigatrice préférée a de nouveau déniché tout un tas de conseils forts utiles au cours de ses pérégrinations...

Tout d'abord, la catégorisation des livres en grands genres. Comme Thursday Next dans la Grande Bibliothèque, le lecteur-acheteur aime évoluer entre les rayonnages de livres tout en sachant où il va. Depuis longtemps, les librairies ont séparé horreur/fantaisie/policier/essais/roman, rangeant dans cette dernière catégorie tout ce qui ne rentrait pas dans les autres. Mais ils se sont depuis rendu compte que cela ne suffisait pas. Forcément, qui aurait l'idée saugrenue de ranger dans le même genre Orgueil et Préjugés, Thérèse Raquin, Michael Toliver Lives et le Journal d'Anne Frank ? Exactement, personne!
Donc de nouvelles catégories émergent dans les rayonnages : romans contemporains, romans historiques, ... Sauf que voila. Les libraires, mesdames et messieurs, ça n'est plus ce que c'était, et surtout, ça ne lit pas forcément les bouquins que ça vend au passant. Du coup, on se retrouve avec des choses de ce genre, classant la dernière daube egyptisante et le nouveau Candace Bushnell dans la catégorie "Romans Historiques".
Chers étudiants futurs chômeurs ayant la possible éventualité hypothétique de devenir vendeur dans une librairie, s'il vous plait, évitez ce genre de connerie...


Ensuite, les fêtes calendaires. Tout élève de l'Ecole du Louvre, et autre n'importe quel gamin ayant été élevé dans un pays occidental à culture de tradition chrétienne (ou ayant la télé, ça marche aussi), a conscience de certaines dates clés. Et il va s'en dire que Noël est, sinon la plus connue, celle dont on ne se plante jamais sur la date. Que l'on ne sache pas ce qu'est le 11 novembre ou ce que signifie l'Assomption, bon... On se dit que regarder La Roue de la Fortune et Pokemon à longueur de journée, ça n'aide pas. Mais oublier que Noël, c'est au mois de décembre, voire même fin décembre si on est pointilleux, ça, ça ne pardonne pas.
Donc toujours les mêmes futurs pointeurs du pôle emploi, je rappelle les dates essentielles de notre calendrier : Noël, 25 décembre. Au pire, il y a toujours les cours d'Arts et Traditions Populaires pour tout ceux qui auraient besoin d'une petite mise au point.

Lo, pourrait être une bonne vendeuse de livres

vendredi 16 octobre 2009

Girl Power!

Elles l'avaient dit, clamé, prôné il y a une quinzaine d'années (oui oui, on se sent vieilles là mesdemoiselles ?), le Girl Power règnera.

En 2009, on ne peut que confirmer leurs propos. Alors que les boys bands sont touchés de plein fouet par une vague de décès fulgurante, les Spice Girls reviennent.

Je sais, c'est dingue, on a du mal à y croire, mais les faits sont là. Elles sont de retour. Certes, pas Victoria Beckham, madame est un peu trop prise par son régime, son mari, et jouer dans Ugly Betty est tout de même plus drôle.
Mais il faut bien l'avouer que personne ne les a oubliées... Il n'y a qu'à jeter un oeil sur la longueur de la page Wikipedia qui leur est dédiée, et d'allumer Deezer pour se remettre à chanter toutes leurs chansons, que l'on connait par cœur bien entendu. Par contre, les Tokio Hotel, eux, n'étaient pas obligés de revenir!

Lo, en direct de la boum du bde

jeudi 15 octobre 2009

Bizzareries au BDE de l'Ecole du Louvre

C'est bien connu, les locaux du BDE de l'Ecole du Louvre sont le lieu de choses plus étranges les unes que les autres. Quel autre BDE peut se vanter de posséder des cages à poules artisanales habitées par des mains tranchées en caoutchouc ? Un carton rempli d'animaux gonflables ? Des cubis de vin ?

Mais les choses les plus extraordinaires ont lieu au téléphone. Depuis déjà deux mois, nous recevons plusieurs appels par jour de gens demandant à changer de groupe de travaux dirigés, à assister aux cours du soirs, ou à prendre rendez-vous avec la direction des études. Des questions que l'on pose au Bureau Des Elèves, cela va de soi!
Sauf que aujourd'hui, on m'a appelé pour me poser la question la plus étrange que l'on m'ait posée...: "Bonjour, qu'elle est la station de métro la plus proche ? -...Heu... Palais Royal... -Merci! Bonne journée!"

Ou comment le BDE devient BDR, Bureau Des Renseignements!

Lo, 118 712

mardi 13 octobre 2009

Teotihuacan au quai Branly - 1


Pourquoi "1" ? Parce que pour la première fois depuis quatre ans, il m'aurait fallu plus d'une heure pour faire une exposition du musée du quai Branly dans son entier. Et que grumeau obligeant, j'ai du sortir avant la fin.

Donc Teotihuacan!
Cité des dieux mésoaméricaine ayant comblé les élèves en architecture précolombienne par la simplicité de l'agencement de son plan normé, qui rayonna sur le Mexique de 150 avant notre ère à 650. Voila ce que montre le musée du quai Branly dans sa galerie Jardin au travers plus de 400 objets issus des collections du Musée National de Mexico. D'ailleurs, l'intégralité de l'exposition est mexicaine. Objets, scénographie, feu le commissaire... Cela n'a rien de surprenant, le musée du quai Branly nous a depuis toujours habitué aux expositions venant d'ailleurs. N'est-ce pas là que dialoguent les cultures ? (humhum...)

Bref, revenons à nos Quetzal! Plusieurs centaines d'objets exposés dans un sel grand espace, où seules les vitrines font office de cloisons. Rompant avec les espaces fragmentés de Jazz, et renouant avec le tout-communiquant de la muséo, Teotihuacan permet au visiteur d'évoluer librement dans l'exposition. Système qui a ses plus (permet des allers-retours entre les objets) , et ses moins (à vouloir suivre un chemin logique, on finit par zapper des vitrines au centre).

Pour ma part, je retiens plusieurs points de cette première visite.
Tout d'abord le plan de la cité reproduit au sol, autour de la maquette de l'Allée des Morts. Nous sommes d'accord, le plan manque cruellement d'explications, et nous nous retrouvons souvent perdu au milieu d'un palais sans en avoir conscience. En revanche, la maquette est assez impressionnante, et rend bien compte de son agencement et importance. Pour une américaniste tout du moins.
La deuxième chose est l'installation de trois bornes interactives à destination des enfants : jouer les apprentis archéologues au coeur de l'Allée des Morts, au travers d'énigmes dont les réponses renvoient à des objets exposés. Mathilde et moi avons brillament réussi l'examen.
La troisième est la présence de Jiminy Cricket admirant les figurines de Xipe Totec. Certaines crierons "Conservation Préventive!", d'autres affirmeront qu'il s'agit là d'insecte xylophage, et qu'il n'y a de toutes façons que de la pierre au Mexique (Erreur!) Quoi qu'il en soit, la bestiole était toujours là.
Ensuite, petite chose non négligeable, l'exposition nous a permis d'admirer des pièces qui pour nous ne faisaient pas plus de cinq centimètres de haut dans un livre. Le plus impressionnant fut les fragments de fresques, qui pourtant ne reflètent que peu ce que l'on pouvait trouver comme décor à l'époque de la cité. Je ne peux pas parler des masques, ils sont dans la partie que je n'ai pas vue...
Mais, mais! je retiendrais surtout cette exposition pour ses textes, cartels, et autres indications pour enfants, en nombre, longueur et densité digne du Louvre en période faste. Imaginez le choc pour les habitués du lieu, ayant vu Upside Down! Forcément, ça fait trop d'un coup. Mathilde et moi, pour qui Teotihuacan n'a plus de secrets depuis bien longtemps, avons passé sans regrets. Les autres passent aussi. Mais pour eux, heureusement que les vidéos sont là pour recadrer les choses.

Bilan après un premier passage : j'y retournerai!

Lo, n'en reviens toujours pas

Du neuf sur Internet : le blog du BDE

La présentation critique de sites Internet et autres blogs étant devenue monnaie courante, depuis un certain temps (qui n'a pas encore vu l'ancienne version du site de Désir d'Avenir ?) je pense qu'il est du devoir de Lo à Paris de se soumettre à l'exercice. Alors pour cette grande première, j'ai décide de m'attaquer au blog du BDE de l'Ecole du Louvre.

Non, ce choix n'est en aucun cas intéressé ni orienté. En tant que Reine Présidente de ce petit royaume coincé au beau milieu de l'aile de Flore, je défends quiconque de penser le contraire.

Ce merveilleux site donc, mine d'informations pratiques à destination des étudiants, vient de subir un ravalement de façade, lui offrant ainsi une toute nouvelle jeunesse. A l'occasion de l'élection du nouveau conseil d'administration, le blog a pris de jolies teintes rosées - majorité de membres féminins oblige - donnant à l'ensemble une douceur plus qu'agréable.
On saluera ici Alexis qui aura la lourde tâche de transmettre à mes sujets... enfin aux élèves les informations nécessaires à leur survie. Mais le premier article, d'une très grande clarté, ne laisse présager que du bon!
Un excellent nouveau début en attendant le site Internet.

Lo, Reine Présidente d'un petit royaume virtuel

lundi 12 octobre 2009

Les jours se suivent...


... et les décès aussi.

Oui, cet été les décès de stars se sont enchainés, avec comme point culminant la mort d'un Musclé. Drame.
A la rentrée, ce sont les midinettes de 25 ans et plus (oui oui, à cet âge là on redevient très vite une ado) qui ont pleuré coup sur coup Patrick Swayze et Filip.
Et ce week end, ce fut au tour de Boyzone de se voir sucrer un chanteur, Stephen Gately. Mais si! Boyzone, groupe irlandais composé de bélâtres qui chantaient l'amûr... Ca donc.

Bon... L'avantage de ne plus se souvenir d'eux, c'est qu'on ne pleurera pas dans les chaumières!

Lo, et Monique, le prochain, Francis Cabrel ?

Joue à la Reine-Présidente

Ce soir avait lieu la première réunion du BDE présidée par moi.

Voila.

Lo, Reine-Présidente

dimanche 11 octobre 2009

Plus belle est la vie au rayon enfant

Lors de mes visites chez Virgin, j'aime tout particulièrement me pencher sur les étalages du rayon enfant, afin de voir quelles monstruosités ont peut tenter de faire lire à nos chères têtes blondes. Et depuis T., c'est un festival.

Et cette semaine, c'était ça :

Après les DVD, les romans pour adultes (enfin romans pour adultes... un bouquin J'ai Lu racontant un épisode quoi...), et les livres de cuisines, voilà que le Mistral envahit les chambres d'enfants! Ah ma bonne dame, il est loin le temps où on lisait les Petites Filles Modèles et les aventures d'Alice!

Lo, n'achètera pas ça à sa filleule à Noël, ça non!

samedi 10 octobre 2009

Californication VS Twilight

Ce n'est plus un scoop, mais plutôt une mauvaise habitude : chaque semaine apporte son lot de nouvelles twilightiennes. Sauf qu'aujourd'hui, c'est plutôt positif. Positif dans le sens où c'est négatif pour l'œuvre de M. Bref.

Ce matin, Première publiait un très joli petit article accompagné d'un extrait de l'épisode 2 de la saison 3 de Californication. Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de cette série, il s'agit de la vie d'un écrivain (David Mulder Duchovny), accro à la drogue, à l'alcool et au sexe. Une bonne petite série américaine dans la vague de Nip/Tuck. Bien loin des histoires prudes et insipides de vampires.
L'extrait, c'est ça.
En plus de voir monsieur Chuck Gossip Girl Bass porter un gilet par dessus une chemise à carreaux, entendre Twilight être comparé à du papier toilettes, c'est grand.

Lo, continue à éclater de rire à la lecture du volume 3

Critique culinaire à deux mains (et un estomac) : la poutine

"C'était une expérience à tenter"
Caro, vendredi 9 octobre, 22h

Ce soir, afin de continuer cette semaine d'expériences gastronomiques, nous nous sommes rendues entre filles dans un bar canadien en plein centre de Paris. Oui alors forcément, ce choix a une explication logique et rationnelle, car il faut bien avouer que la pertinence d'une telle décision ne saute pas aux yeux... Parmi ces six filles, trois revenaient de trois mois à Montréal, dont Monique chérie.
Visiblement, les caribous, c'est une drogue dure, et le sevrage complexe. Mais alors la poutine, c'est pire.

Derrière ce nom plus que barbare, se cache en réalité un plat typique made in caribouland. Nordistes et autres Belges, je vous préviens, les mots qui suivent peuvent choquer...
La poutine, nom féminin si j'ai bien tout compris, est un plat composé de frites recouvertes de fromage fondu (pouvant aller du cheddar à la mozzarella trop vieille, en passant par du plastique imitation fromage), arrosée d'une sauce brune à la composition inconnue, ayant pour but de faire fondre le fromage.
Ce plat, au nombre de calories illimité, peut également être accompagné de morceaux de viande, histoire de rendre la mixture encore plus salée.

Forcément, ce soir, il était hors de question de se contenter d'un bagel, pire, d'un burger. La commande fut simple : poutine pour tout le monde.
Si les ex-canadiennes ont tout de suite joué au jeu des sept différences, nous autres franco-française avons jeté un oeil suspicieux, avant de courageusement planter notre fourchette dans le bol (parce que c'est servi dans un bol).
Et ben franchement, c'est pas si pire. Les frites baignent dans de la sauce, donnant plutôt une impression de potatoes à la chose(mon icône frite-de-baraque-à-frites-baignant-dans-de-l'huile reste donc intacte, ouf!), la sauce a un petit goût de fumé loin d'être désagréable, et la viande fumée est fumée comme il faut. Certes, il faut arrosé le tout d'une bonne demi-douzaine de carafes d'eau par personne, car il doit y avoir dans chaque plat l'équivalent d'une salière.
C'est pas si pire... Jusqu'à la moitié de l'assiette. Là, votre estomac vous rappelle gentiment qu'il existe, et que malgré toute sa bonne volonté, il arrivera un moment où il ne pourra plus s'étendre, et où vous devrez arrêter d'engloutir ce truc, sous peine d'explosion. Parce que la poutine, c'est bon, mais c'est lourd. Très. A éviter quand on a des problèmes d'estomac. Oui comme moi donc.

Du coup, j'ai avalé deux gélules de charbon de Belloc.

P'tet que je vais réussir à dormir... Ou pas, et rêver d'attaque de poutine géante. Cela dit, ça pourra être très drôle à raconter au réveil!

Lo, initiée

vendredi 9 octobre 2009

Minetti, mis en scène par Gerold Schumann au théâtre de l'Athénée

Hier soir, afin de célébrer comme il se doit nos retrouvailles Monique m'a emmenée au théâtre, voir Minetti.
Certes, je l'ai vu il y a moins d'un an. Mais cette fois-ci, la pièce de Thomas Bernhard était mise en scène par Gerold Schumann (non non, je n'ai pas la moindre idée de qui c'est, juste que ce n'est pas lui qui a monté la pièce que j'ai vue en janvier...), et présentée au théâtre de l'Athénée. Et à l'Athénée, j'y vais rien que pour voir l'intérieur tellement que c'est mignon, tellement que c'est joli, tellement que c'est doré.

Minetti, en janvier ou en octobre, ça raconte toujours la même chose. Minetti, acteur retiré du monde depuis trente ans, attend dans un hôtel à Ostende un directeur de théâtre. Celui-ci doit lui proposer d'interpréter Lear, le rôle de sa vie qu'il a quitté trente ans plus tôt. Sauf que dehors, il neige, et que le directeur ne vient pas. Minetti se lance alors dans un quasi-monologue de plus d'une heure sur ce qu'est sa vie.

Mais si les faits restent les mêmes, l'interprétation est totalement différents, et Serge Merlin, acteur endossant ici à la perfection le rôle de l'acteur en plus que fin de carrière, est un parfait vieillard totalement perdu, pour ne pas dire fou. Avec des pointes d'ironie, voire d'humour et parfois même de légèreté, Merlin nous entraine de plus en plus loin dans une mélancolie à la limite du contagieux.
Bref, pas de mystère, cette pièce fut beaucoup plus prenante que celle jouée par Picolli en janvier. Et étrangement moins déprimante, ce qui est loin d'être désagréable. Donc si quelqu'un se sent l'envie d'aller dans un joli théâtre voir une bonne pièce, voila.

Lo, a entendu "Dunkerque" au milieu de la pièce, et s'est tout de même demandé pourquoi

Critique culinaire à quatre mains : le Bistrot Romain

Hier soir, pour fêter nos fiançailles, Monique Chérie et moi sommes allées au théâtre puis dîner en tête à tête. Nous venions d'assister pendant 1h20 à la descente d'un homme vers la folie, donc on avait très faim en sortant du théâtre.
Le choix du resto s'est fait par rapport au feu vert qui est passé le plus vite. Une manière de prendre les décisions importantes dans sa vie.
Malheureusement pour nous, le dieu des feux de circulation décida de nous mener au Bistro Romain.

Première étape : obtenir une place. Non, le Bistro Romain n'est pas aussi select que le Ritz, mais le serveur à l'entrée est à peu près aussi vif que..... Il lui faut bien dix bonnes minutes pour comprendre qu'on est juste deux, et qu'il faut donc une table pour deux, avec deux serviettes, deux couteaux, deux fourchettes, voire, soyons fous, deux verres.
Enfin, nous nous installons avec soulagement, en plein courant d'air. Précisons ici que comme chaque soir depuis une semaine à Paris, il pleuvait et il y avait du vent.

Côté bouffe, on a décidé de rester sobres.
Sobre, mais dégueulasse.
Les frites pas salées, les pâtes cuites depuis sans doute une heure étaient froides et sèches et tout le faux parmesan du monde n'a pas amélioré la chose.
La viande a ralenti considérablement le rythme des conversations car il fallait bien un bon quart d'heure pour mâcher chaque morceau.
Il nous a pris la folle envie de mettre du sel sur les susdites frites. Quelle folie ! Du poivre est arrivé après les cinq bonnes minutes d'attente qui semblent réglementaires. A cette étape de la soirée, nos plats étaient quasiment redevenus congelés. (et nous aussi).
Il a donc fallu renvoyer les plats en cuisine afin d'obtenir une nouvelle plâtrée de spaghettis... sur lesquels la deuxième moitié de la salière à parmesan a dut être versée. Des pâtes, et encore plus des spaghettis, quand ça reste nature, c'est pas bon.

Un dessert ? Oh mais bien entendu, nous sommes suicidaires!
Il se fait tard ma bonne dame, et si il faut le même temps d'attente pour obtenir l'addition, nous préférons abréger. Surtout, nous tenons à la survie de notre système digestif.

Donc pour remercier la direction de nous avoir fait passer un merveilleux moment digne d'entrer dans l'histoire, nous avons vidé la coupelle de bonbons dans le sac à mains de Monique.

Notre conseil, chers lecteurs, est tout d'abord de ne pas laisser un feu tricolore décider de votre vie, et encore moins de son aspect nutritionnel.
Ou alors, évitez tout simplement de foutre un pied dans un Bistrot Romain.

Lo et Monique, Monique et Lo, enfin les deux quoi...

Je suis préfète en chef !

\O/

et mariée...

mardi 6 octobre 2009

Gossip Girl, critique d'une oeuvre littéraire (?)

Je ne pensais pas que cela arriverait un jour. Surtout pas après Twilight. Pourtant, aujourd'hui, mardi 6 octobre, je l'ai fait. A 11h30, j'ai définitivement abandonné l'idée de terminer Gossip Girl, You know you love me. Pire que ça, je l'ai physiquement abandonné. Retour sur cette lecture mémorable.

Il y a près d'un mois, j'ai acheté à la braderie de Saint Mandé un bouquin de Gossip Girl, dans un soucis purement scientifique. Un euro pour mener cette investigation, c'était peu cher payé. Je me voyais déjà récoltant les lauriers, feuilles et arbres compris, de la gloire pour ma critique hautement constructive, et publier cette oeuvre dans le New Yorker. Rien que ça. Oui Madame. Et après Twilight, volume 1 et 2, je savais que je pouvais faire face à n'importe quoi.

Ce tome de Gossip Girl est un savant mélange de l'épisode deux de la saison un, et de la deuxième saison. En gros, il raconte exactement ce que la série montre : la vie d'ado friqués de l'Upper Eastside. Ca va dans les boutiques, ça va au resto, ça fume, ca picole... La routine habituelle quoi. C'est aussi écrit par une ado friquée de l'Upper Eastside.
Et c'est là qu'est toute la différence d'avec la série. Parce que le fait que les personnages de la série et du livre soient totalement différents (Jennyfer grosse, Vanessa au crane rasé, Erik plus âgé que Séréna), ça passe. On parvient même à dépasser le fait que Blair se nomme Olivia. Mais le reste, non.
Là où la série jouait sur le glamour, le luxe et la sophistication, le livre frôle un peu trop souvent avec le vulgaire pour être lisible. Franchement, est-ce que la vraie Séréna van der Woodsen se traiterait de grosse vache?

Donc Gossip Girl, le "roman", et j'insiste sur les guillemets, est nul et mal écrit. Mais! Mais il n'est pas risible, et le fait donc entrer dans une toute autre catégorie que Twilight. Autre grand livre pour gamine, la comparaison entre les deux est fortement tentante.
Tout d'abord, le sujet. L'opposition qui écarte Gossip Girl de Twilight est digne de la Guerre Froide, et le mythe du vampire n'est ici pour rien.
Ensuite, les personnages. Blair, Dan et Séréna sont peut-être cons et/ou ignobles, à aucun moment je n'ai eu envie de leur foutre des baffes. J'avais bien plus envie en regardant la série.
Puis le défilé de mode. Parce que si il y a bien un intérêt à regarder Gossip Girl, c'est que l'on est fasse à un véritable magazine de tendances mode du moment. Et face à des robes vraiment très jolies à regarder. A lire Gossip Girl, c'est à peine si on sait que les personnages sont habillés.
Enfin le style. Twilight se veut de la littérature, et se vautre totalement. Gossip Girl fait parler une bande d'ados (voire des élèves de CE1), y arrive parfaitement en employant un vocabulaire basique à vous écorcher les oreilles, ce qui fait que le livre est nul.
Mais alors... Est-ce que ça voudrait dire que Gossip Girl le livre met en scène de VRAIS ados, et la série non ? Est-ce que ça voudrai dire que les actrices ont VRAIMENT 23 ans ? Donc, les séries, c'est pas pour du vrai ? Zut alors...

J'ai donc commencé ce livre lors d'un merveilleux dimanche ensoleillé de septembre, temps qui se prêtait parfaitement à la frivolité de l'activité. Puis je l'ai traîné deux semaines durant dans le fin fond de mon sac à main, avant de le fermer définitivement à la page 116. Et j'ai honte. Je pensais être blindée, j'ai échouée. Je pense que j'ai besoin de plus d'entraînement. Du coup, après avoir regardé l'épisode 3 de la saison 3, je commencerais le tome 3 de Twilight.

Lo, veut lire un vrai livre

lundi 5 octobre 2009

Visite médicale, chronique d'une perte de temps

Cet après-midi, je me suis rendue à ma visite médicale obligatoire pour avoir le droit de travailler. Déjà, je travaille depuis un mois, et j'ai reçu ma première fiche de paye samedi. Bref. Mais surtout, aller faire sa visite médicale à la médecine du travail, ça n'a de médical que le nom.

Tout d'abord, on vous fait passer par trois bureaux, avant de vous demander si vous pouvez faire une analyse d'urine. Oui ben là c'est un peu con de ne pas avoir prévenu quand même... Donc son analyse, ben non.
Après, on vous fait entrer dans un petit cabinet à double porte, dans lequel la lumière ne s'allume que quand on ferme le verrou. Donc entre le moment où vous fermez la porte et celui où vous arrivez à fermer le verrou, vous êtes dans le noir. Mais bon, l'espace devant faire 80 cm², c'est pas bien grave, vous avez peu de chance de vous perdre.
Dans ce petit cabinet, vous êtes censés vous déshabiller. En gros, vous enlever votre pantalon. Et vous avez le droit de prendre votre manteau pour mettre sur vos jambes, parce que dans le cabinet, il fait froid. Enfin moi, en bonne fille du Nord, j'ai pas trouvé hein...

Une fois que vous êtes dans le cabinet, commence ce que la convocation que vous avez reçu nomme "visite médicale". C'est à dire vérifier votre coeur, limite vos poumons.
Donc la dame a écouté mon coeur, a pris ma tension, et à palpé mon estomac. Palpation qui s'est vite transformée en labourage de ventre, une heure après avoir déjeuné.... Intelligence, quand tu nous tiens...
Après, la dame vous fait vous mettre debout afin de vérifier votre équilibre (pourquoi, mystère...). Sauf qu'une fois debout, les maux d'estomac sont arrivés, la vue s'est brouillée, la dame semblait danser la gigue, et ce qu'elle racontait était assourdi par de magnifiques bourdonnements.
Malaise vagal.

Donc très chers lecteurs de tous genres, plusieurs conseils issus de cette après midi.
Tout d'abord, avant de vous rendre à ce genre de visite, ne mangez pas, sous peine d'être victime d'un malaise présidentiel. Par contre, allez aux toilettes, ça vous évitera une analyse d'urine.
Ensuite, répondez au médecin ce qu'il veut entendre (non vous ne buvez pas, le café, ça n'est qu'une tasse le matin, vous faites du sport, de la marche, et dormez beaucoup).
Mais surtout : ne chamboulez pas vos plans, parce que cette visite médicale, au final, ça ne dure que 15 minutes...

Lo, a traversé Paris pour rien

dimanche 4 octobre 2009

Nuit Blanche 2009 - défilé de prêt à porter

Nous avons assisté cette nuit à un défilé d'une qualité exceptionnelle, avec l'arrivée sur le podium de la toute nouvelle création de la Ville de Paris et AIA PROD : le coupe vent Nuit Blanche, plus communément appelé k-way.
Les Anna Wintour et autres ne se sont pas trompées en désignant ce pardessus comme étant la pièce maitresse de la collection, admirant ses formes amples et louant sa ligne épurée. Le cordon, à hauteur des genoux, rappelle l'influence des jupes-tulipes et des pantalons carottes des années 80, dont le potager est à l'honneur cette saison.
Mais c'est la teinte de ce coupe vent que les modeuses ont retenue : un gris perle d'une sobriété sans nom, rehaussé de petits éclats argentés, donnant un raffinement à la tenue.



La collection Nuit Blanche 2009, série limitée, et donc très rare, est en vente à partir de maintenant. Les bénéfices de cette vente seront reversés à l'3AEHAC, l'Association pour l'Aide aux Anciens Etudiants en Histoire de l'Art au Chômage. Une façon simple et citoyenne d'aider les étudiants du Ministère de la Culture par la culture.

Lo, chroniqueuse de mode

Nuit Blanche 2009 - Expérience de médiation

Cette nuit, Paris faisait Nuit Blanche. Et moi, je médiatisais cette Nuit Blanche, en direct de Saint Eustache.

La médiation à la Nuit Blanche, ça commence à 17h, avec la distribution du matos, c'est à dire un magnifique k-way gris perle irisé So EDL, informe et trop grand, un stylo et un panier repas. En gros, une distribution qui a pris 2 minutes et 26 secondes, tandis que sur le papier, on nous donnait 30 minutes. Si l'on suit cette logique logistique, nous étions tous à notre poste avec 1h30 d'avance. Dire que j'avais du stopper un épisode palpitant de Doctor Who pour être à l'heure...

Ce long temps d'attente, nous l'avons passé comme on a pu... Visite de la sacrisitie de Saint Eustache, lecture, relecture et relecture (enfin vous avez compris le principe...) de nos notes et de la petite brochure éditée par l'église, bronzage... Oui, parce qu'au bout de vingt minutes, et bien on s'ennuie.

Mais à 19h, la Nuit commence, et avec elle, la première projection de Threshold to the Kingdom, oeuvre de Mark Wallinger. Et surtout, la première diffusion du Miserere d'Allegri. C'était parti pour 7h, et 42 projections successives.

[...]

1h59, je mets enfin un pied hors de l'église, les pieds et le dos en compote, mais protégée du vent froid par mon magnifique k-way.
Ce fut rude. Très. Personne ne savait que des médiateurs étaient là, ne nous voyaient pas (gris perles sur pierre et marbre, ça fait un peu ton sur ton...), et n'avaient de toutes façons aucune envie d'être dérangés durant cette expérience mystique. L'organisation était une catastrophe, allant même jusqu'à contredire la préfecture de police assurant que la Nuit Blanche était la nuit la plus sure de l'année.
Mais j'ai eu la chance d'être soutenue par de gentilles visites et de gentils textos, surtout quand au milieu de la nuit le café commence à se faire froid. Et puis de me rendre compte que les lignes de Noctiliens avaient été redessinées, et me déposaient deux arrêts plus proche de chez moi qu'auparavant.

Lo, n'aura rien vu de la Nuit Blanche, mais connaît le Miserere par coeur

vendredi 2 octobre 2009

Journal d'une Babysitter - vendredi 2 octobre

Je fêtais aujourd'hui mes 1 an de babysitting. Un an que je jongle avec les biberons, que j'apprends à manier la poussette à trois roues, à tel point de me préparer aux 24h du Mans de la poussette, que je parle le bébé mieux que personne, et que je suis devenue douée en descente de toboggan.

En un an, ma bichette aura dansé sur Sarah McLachlan, chanté sur Lene Marlin, appris à monter six étages toute seule, arpenté les galeries de la place des Vosges, admiré les vitrines des boutiques de Saint Paul et du Marais, et admiré les merveilles architecturales de l'île Saint Louis. Ne suis-je pas la meilleure babysitter du monde ?

Il faut le croire... A tel point que je commence à m'inquiéter, voire même paniquer. Et la crise est arrivée ce soir.
Alors que je poussais joyeusement la poussette trois roues vert pomme (ça c'est de la poussette de compétition!) le long des galeries de la Place des Vosges, inculquant à la choupette les bases du gout artistique en matière de peinture et sculpture contemporaine, un jeune homme est venu m'aborder, un paquet de flyers à la main. Alors que je plaquais mon plus beau sourire oui-merci-mais-non-de-toutes-façons-je-tiens-la-poussette, le jeune homme ci-dessus mentionné s'est mis à débiter son discours avec une telle conviction, que je n'ai pu le couper :
"Bonjour! Tenez, c'est pour une vente privée d'une boutique pour enfant pour habiller la petite!"
Effarement total. Il a donc fallu que je fasse de façon très diplomatique un démenti ("... AH MAIS NON C'EST PAS LA MIENNE!!!").
Depuis, c'est la déprime, que dis-je, l'effondrement... J'ai l'âge d'être une maman. Parce que sur le plan pratique de la chose, il n'y aurait rien eu d'étonnant à ce que le Razmoket assis dans la poussette soit le mien. Et pire, pour ce jeune crétin distribuant ces flyers même pas en papier recyclé, j'étais une maman, j'avais la tête d'une maman.
Je me suis dit qu'il était temps de faire quelque chose. Quoi, je ne sais pas encore, mais quelque chose.

Lo, ne veut pas être une maman

jeudi 1 octobre 2009

Tipi de Petite Plume a traversé la grande étendue bleue à bord de l'oiseau de fer


Terrassée par la disparition de l'une de ses toutes nouvelles boucles d'oreilles montréalaises, Lo s'excuse de ne pouvoir présenter plus dignement son nouvel attrape-poussi... heu... objet de déco, rapporté du pays des Caribous par Princesse Monique et Mathilde.

Lo, Petite Plume

Revue de Presse : Louvr'Boîte

Chaque rentrée voit arriver son lot de nouveau et renouveau. Sachant se faire attendre juste ce qu'il faut pour se voir épuiser en quelques heures, le nouveau numéro du Louvr'Boîte a fait son apparition dans les couloirs de l'Ecole du Louvre. Véritable source d'information culturelle et de divertissement louvresque, ce troisième numéro confirme la place du journal parmi les grands noms de l'investigation. Et ce débordement d'éloges n'est pas là parce que je suis l'une des rédactrices.

Dans ce numéro, il y a des perles. Le guide de survie anti-grippe A est de loin mon favori, épinglant les travers d'étudiants types de l'EDL (anti-sociabilité, individualisme, neutralité politique...), et dispensant des conseils d'une ingéniosité rare : "Ne ramassez pas les touillettes usagées. Maximilien Durand ne fréquentant guère la cafétéria, il y a plus de chance qu'elles aient été laissées par un auditeur grabataire de grandes demeures. Les collectionneurs de touillettes peuvent toujours s'armer d'une bombe désinfectante pour pouvoir s'adonner librement à leur passion."
Le guide gastronomique distributoresque est quant à lui digne du plus grand guide Michelin.

Mais le Louvr'Boîte, c'est aussi des articles de fond, des interviews de membres de l'Ecole (ce mois-ci la numéro 2 de l'Administration), des critiques d'expositions, ou des présentations de spécialités patrimoniales de régions.
Enfin, l'équipe de la rédaction met un point d'honneur à personnaliser chaque numéro du journal, en corrigeant (à la main) la totalité des numéros... Un jour, les mots-croisés seront parfaits!

Lo, publiée dans le plus grand journal du monde